Actualités

 

Gala de la Fondation du Rein du 8 mars 2017

 

 

 

A l'occasion de la douzième Journée Mondiale du Rein a eu lieu, le mercredi 8 mars 2017, le traditionnel Gala de la Fondation du Rein à la Salle Gaveau, dont les bénéfices sont destinés à financer la recherche sur les maladies rénales. Vincent Renaud, Talent Chef d'orchestre Adami 2012, a dirigé avec brio "Le Carnaval des Animaux" de Camille Saint-Saëns. Le comédien et réalisateur, Richard Berry, Président d'honneur de la Fondation, et la comédienne et humoriste, Anne Roumanoff, ont été deux récitants éblouissants du texte de Francis Blanche, devant un public enthousiaste rassemblant plus de 800 invités.

Plusieurs émissions télévisées ont mis aussi en avant la Fondation du Rein à cette occasion. Le comédien et réalisateur, Richard Berry, Président d'honneur de la Fondation du Rein, s'est engagé pleinement pour défendre la cause des maladies rénales depuis plusieurs années et a réaffirmé cet engagement lors de cette soirée.

 

 

Tandis que d'autres artistes et personnalités, comme Anne Roumanoff, Nicole Calfan, Cyrielle Clair, Dany Mauro, Laurent Zimmerman, Julie (la voix d'Europe 1), Gérard Leclerc, Brigitte-Fanny Cohen, Agnès Vincent-Deray, Taly-Brice, Babette de Rosières... sont également venues soutenir la Fondation et la recherche sur les maladies rénales.

 

 

A cette occasion, une somptueuse tombola, dont les bénéfices sont destinés à financer la recherche sur les maladies rénales, a été tirée par les mains innocentes de Margaux et Marion. Nous vous invitons à consulter la liste des numéros gagnants en cliquant sur la photo ci-dessous ou sur le diaporama des lots ; vous avez un mois, soit jusqu'au 9 avril 2017 inclus, pour réclamer les lots en envoyant un mail à galadelafondationdurein@orange.fr qui vous seront remis sous présentation du billet.

 

 


 

Lauréats des prix et Subventions de recherche 2017

 

Les prix et subventions de recherche de la Fondation du Rein pour l'année 2017 ont été remis lors du Onzième Gala de la Fondation du Rein du 8 mars 2017 à la Salle Gaveau en présence de nombreuses personnalités. La Fondation du Rein adresse toutes ses félicitations aux lauréats.

 

 

 

 

 

 

 

Lauréate 2017 
du Prix "Don de Soi - Don de Vie" : Transplantation rénale

   

Ce prix, créé à l'initiative de Richard et Marie Berry, est destiné à soutenir des recherches dans le domaine de la transplantation rénale. Doté d'un montant de 30 000 €, il est alloué par la Fondation du Rein, en partenariat avec l'association Trans-Forme.

 

La lauréate du Prix "Don de Soi – Don de Vie" 2017 est :

 

  • Dr Carole Guillonneau  (CR 1064 - Centre de recherche en Transplantation et Immunologie, CHU Hôtel-Dieu, Université de Nantes) : "L'interleukine-34, une nouvelle molécule inductrice de tolérance en transplantation rénale"

 

En transplantation, le rejet de greffe oblige les patients à subir des traitements immunosuppresseurs provoquant de nombreux effets secondaires mettant en évidence le besoin de traitements plus spécifiques. L’interleukin-34 est une cytokine que nous avons récemment décrite comme tolérogène dans un modèle de transplantation cardiaque en donneur-receveur incompatible chez le rat (Bézie, Journal of Clinical Investigation, 2015, brevet WO2016009041). Ce rôle n'avait jamais été mis en évidence avant. Nous avons pu démontrer son expression préférentielle par des cellules capables d’empêcher le rejet de greffe (les cellules régulatrices) à la fois chez le rat et l’homme. Ce projet a pour objectif d’étudier l’effet de l'IL-34 sur les cellules humaines, d'analyser l'expression d'IL-34 chez les patients transplantés rénaux et de tester l’administration d’une molécule recombinante IL-34 et son potentiel tolérogène dans un modèle de transplantation humaine. L’obtention de ces données pourrait ouvrir la voie à un nouvel essai clinique en transplantation rénale.

 

    

 

 

 

Lauréates 2017
du Prix "Jeune Chercheur" : Recherche translationnelle

 

 

 

 

La Fondation du Rein finance des travaux de recherche translationnelle, sous le nom de Prix Jeune Chercheur, pour un montant annuel de 60 000 à 120 000 €, en collaboration avec la Société Francophone de Néphrologie, Dialyse et Transplantation. Ce prix est destiné à soutenir des jeunes chercheurs âgés de moins de 35 ans à la date de clôture de l'appel à projets, permet de promouvoir des projets scientifiques d’interface entre recherche fondamentale, épidémiologique, technologique et clinique.

 

 

 

Les lauréates de l'année 2017 sont : 

 


  • Dr Olivia Lenoir (Inserm Unité 970, Centre de Recherche PARCC, Hôpital européen Georges Pompidou, AP-HP, Paris) : “Quels systèmes protègent les vaisseaux du rein dans l'hypertension artérielle maligne ?
                                                                                 

 

Les médicaments anti-angiogéniques, c’est-à-dire empêchant la croissance des nouveaux vaisseaux, sont utilisés avec succès dans le traitement des cancers. Ces traitements, à base d’inhibiteurs du VEGF (un facteur de survie des cellules endothéliales vasculaires), ont néanmoins une action délétère sur les vaisseaux sains, en particulier ceux du rein. L’hypertension artérielle (HTA) menaçante et l’atteinte rénale sévère en réponse aux traitements antiangiogéniques est imprévisible et potentiellement grave. Il existe aussi une situation où l’apparition inexpliquée d’un anti-VEGF endogène cause une atteinte rénale. Il s’agit de la pré-éclampsie qui affecte 4 à 5 % des 800 000 grossesses annuelles dans notre pays. Il existe un besoin médical de comprendre les mécanismes impliqués et la tolérance très variable des patientes à cet anti-VEGF endogène. Nous faisons l’hypothèse qu’un défaut du VEGF est d’autant délétère que d’autres systèmes protégeant les vaisseaux sont défaillants. J’ai récemment observé que l’interleukine-1 exerce un rôle protecteur pour les vaisseaux rénaux au cours de l’HTA. L‘équilibre entre le VEGF et l’interleukine-1 est génétiquement déterminé et n’a jamais été étudié en tant que tel. Ce projet a pour but de valider cette découverte et d’étudier les interactions entre les systèmes du VEGF et de l’interleukine-1 dans l’atteinte rénale.

 

 

    

  


 

 

  • Dr Alexandra Audemars-Verger (Inserm Unité U1016, Institut Cochin, Cnrs UMR8104, Université Paris-Descartes, Paris) : “Les lymphocytes T permettent-ils de prévoir le pronostic du purpura rhumatoïde ?

La vascularite immunoglobuline A, autrefois appelée purpura rhumatoïde, est une maladie de l’enfant et de l’adulte qui touche les petits vaisseaux. Cette maladie est entrainée par des dépôts d’anticorps appelés immunoglobulines A. Leurs dépôts sont très fréquents dans le rein et peuvent entrainer une insuffisance rénale pouvant parfois conduire à la dialyse ou la transplantation rénale. L’identification de marqueurs biologiques permettant de prédire l’évolution rénale représente actuellement un défi majeur. Ils permettraient de repérer les patients les plus à risque avant que la maladie ne détruise leurs reins, et d’adapter ainsi aux mieux leurs traitements. Deux populations du système immunitaire ont un rôle clef dans la régulation de la fabrication des immunoglobulines : les lymphocytes T folliculaires (qui l’augmente) et régulateurs (qui la freine). Un déséquilibre de la balance entre ces deux populations pourrait avoir un rôle majeur au cours de cette maladie. Nous nous proposons d’étudier le rôle de ces deux populations afin de déterminer, d’une part, leur rôle respectif dans le développement de la maladie et d’autre part, leur valeur pronostique. A terme, ce travail pourrait permettre une meilleure prise en charge des patients et ainsi diminuer l’évolution de cette maladie vers une insuffisance rénale.

 

     

 



  

Hommage au Pr Nguyen-Khoa Man (1932-2017)

In memoriam

 

  

 

Le Conseil d'administration de la Fondation du Rein a la tristesse de vous faire part de la disparition brutale du Professeur Nguyen-Khoa Man le 1er janvier 2017 dans sa 85ème année. C’est un grand nom de la néphrologie française et internationale qui disparaît avec lui.

Né en 1932, le Professeur Nguyen-Khoa Man est issu d’une grande famille de Huế, d’une dynastie qui a façonné le Vietnam. Dès l’âge de sept ans, il passe ses cinq premières années d’études à l’internat du Collège de la Providence dirigé par les Pères des Missions Étrangères de Paris, où il acquiert une méthode de travail et une rigueur de raisonnement, qu’il associera toute sa vie à la tolérance et à l’humanisme. 

Il décide d’entreprendre des études de médecine à Paris en 1950 et épouse une jeune puéricultrice française, Yvette. Rentré à Huế en 1960 pour exercer sa profession à l’Hôpital Central de la Cité impériale où il devient Médecin-Chef du service de Médecine, alors que débute la guerre du Vietnam. Il choisit la néphrologie, cette toute jeune spécialité particulièrement innovante pour l’époque, ce qui correspond à son esprit inventif et créatif. En 1963, il devient chargé de cours de Physiologie et de Médecine à la Faculté de Médecine de Huế, nouvellement créée en partenariat avec la Faculté de Médecine de Fribourg-en-Brisgau en Allemagne. En 1965, il bénéficie d’une bourse qui lui permet d’intégrer l’équipe de médecine interne et de néphrologie du Pr J. Schirmeister à la Clinique Universitaire de Fribourg, où il s’initie à la recherche médicale et son application clinique. À la suite des événements tragiques du Têt Mâu Thân en janvier 1968, où les professeurs allemands de la Faculté de Médecine de Huê sont assassinés, le gouvernement vietnamien rappelle les enseignants boursiers pour les remplacer. Par sécurité, NK Man décide d’emmener sa famille en France ; il obtient un poste de médecin vacataire à l’Hôpital Necker dans le service de néphrologie du Pr Jean Hamburger le 1er juillet 1968, où il participe avec le Pr Gabriel Richet aux travaux du premier rein artificiel français et à ceux de la première membrane de dialyse à haute perméabilité au monde. Ces avancées technologiques permettent dès 1972 de raccourcir la durée des séances de dialyse, à quatre heures trois fois par semaine. Il devient Directeur du Laboratoire de Recherche sur le Rein Artificiel à l’Hôpital Necker en 1969.

Puis, il intègre la Commission Nationale de Transplantation et de Dialyse au Ministère de la Santé, devient Président de la sous-commission d'Homologation "Épuration extra‑rénale et Hémaphérèse" en 1983 et Président de la sous-commission "L’eau et l’infection dans les Centres de Dialyse" en 1986. Il participe ainsi jusqu’à 2004 aux différents travaux ministériels concernant la réglementation des structures de dialyse en France, de l’eau de dialyse, et des dispositifs médicaux utilisés en dialyse, notamment pour la biocompatibilité des membranes. 

En 1973, il est nommé, par décret présidentiel, Professeur associé des Universités en néphrologie par Georges Pompidou. Puis, il est nommé en 1977 Directeur de recherche à l’INSERM où il effectuera le reste de sa carrière. Fervent défenseur de la dialyse quotidienne, il est à l’origine de la prise de conscience de ses bienfaits par les pouvoirs publics, et de son application clinique ces dernières années. 

Le Professeur Nguyen-Khoa Man a voué pendant toute sa vie une profonde reconnaissance à ses maîtres, les professeurs Jean Hamburger, Jean Crosnier et Jean-Louis Funck-Brentano, et à ses amis les professeurs Paul Jungers et Jean-Pierre Grünfeld. Il gardait une grande admiration pour la Médecine française et la France qui l’avait accueilli.

La Société Francophone de Dialyse lui a attribué en 2012 la Médaille Belding H. Scribner.

Il laisse le souvenir d’un grand visionnaire, pionnier de la néphrologie française et de la dialyse, et d’un homme très attachant, empreint de sagesse orientale et d’humanisme.

Ses cinq enfants ont tous effectué des études scientifiques, Marc, chirurgien orthopédiste, Phuong médecin endocrinologue, Thao biologiste à Necker, Sophie, experte internationale en "Gestion de l'eau” et Julie, business manager en matériel biomédical. 

Le Conseil d'administration de la Fondation du Rein s'associe à leur douleur et à celle de son épouse, Yvette.

 

 

Hommage au Pr Jules Traeger (1920-2016)

La Fondation du Rein a le regret de vous faire part du décès du Professeur Jules Traeger survenu le 25 mai 2016 dans sa 97ème année. C’est un pionnier de la néphrologie qui disparaît avec lui.

 

 

La communauté néphrologique honore la mémoire de cet homme qui fut un des leaders mondiaux de la lutte contre les maladies rénales. Professeur de Médecine à l’Université Claude Bernard en 1967, chef de service de Néphrologie de 1965 à 1986 à l’hôpital de l’Antiquaille puis à l’hôpital Edouard Herriot à Lyon, directeur de l’unité INSERM U80 de 1968 à 1984, il fut Président de la Société de Néphrologie, de la Société Française de Transplantation, de la Société Européenne de Dialyse et Transplantation, et contribua en 1960 à la création de la Société Internationale de Néphrologie. Le Professeur Jules Traeger était Professeur Emeritus de Néphrologie, Membre correspondant de l’Académie nationale de Médecine, Docteur honoris causa de nombreuses universités dans le monde entier. Il avait reçu en décembre 2003 les insignes de Commandeur de la Légion d’Honneur.

Son œuvre est immense, dans tous les domaines de la néphrologie : pionnier de l’hémodialyse chronique puis de la transplantation rénale en France dans les années 60, de la recherche sur les traitements anti-rejet avec le sérum anti-lymphocytaire en 1963, de la dialyse à domicile avec la fondation de l’Association pour l’Utilisation du Rein Artificiel à Lyon (AURAL) en 1974, de la transplantation multi-organes, il fut un promoteur infatigable des innovations thérapeutiques avec ces dernières années une contribution essentielle au développement de l’hémodialyse quotidienne.

Il était un homme curieux, exigeant, attachant et fidèle. Ses innombrables collaborateurs et élèves gardent un souvenir ému de cette brillante intelligence qui vient de s’éteindre.

Pr. Maurice Laville

 

 

Distinction honorifique pour le Pr Pierre Ronco

 

Le Pr. Pierre Ronco, Vice-Président de la Fondation du Rein, est le récipiendaire du prix international décerné pour la première fois par la Société européenne de Néphrologie (ERA-EDTA) pour sa remarquable contribution à la recherche fondamentale en néphrologie. Il a étudié et obtenu son diplôme en médecine à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) en 1973 et en immunologie à l'Université Paris 7 en 1980. Il est devenu professeur de néphrologie en 1986 à l’Université Pierre et Marie Curie. Depuis 1998, il dirige l’Unité INSERM U1155, et travaille plus particulièrement sur les maladies rénales rares et communes, le remodelage de la matrice et la réparation des tissus.

Les principaux domaines d'intérêt du Pr. Ronco, comme clinicien et chercheur, sont les mécanismes et le traitement des maladies rénales d’origine immunologique. Le Pr. Ronco a identifié plusieurs antigènes responsables de la glomérulopathie extra-membraneuse, principale cause avec le diabète, de fuite urinaire des protéines (syndrome néphrotique) chez l'adulte. Ces découvertes en collaboration avec d'autres groupes européens et américains, ont conduit à la mise au point de tests diagnostiques reposant sur la mise en évidence des anticorps anti-PLA2R (récepteur de type M de la phospholipase A2) qui sont spécifiques de la maladie et sont corrélés à sa sévérité et à la réponse au traitement. Ces tests représentent une révolution dans la prise en charge des patients. Le Pr. Ronco et son groupe co-dirigé par Hanna Debiec, Directeur de Recherche à l'INSERM, ont apporté des contributions majeures à l'identification de gènes de prédisposition et à l'analyse des mécanismes d'activation du complément, un ensemble de protéines sériques responsables de la protéinurie après leur dépôt dans les glomérules des patients atteints de glomérulopathie extra-membraneuse.

Le Pr. Ronco a également décrit une nouvelle maladie fœto-maternelle, dans laquelle une anomalie génétique chez la mère conduit au développement d’une forme sévère de glomérulopathie extra-membraneuse chez le nouveau-né. L'identification de l’endopeptidase neutre, antigène responsable de cette forme très rare de la maladie,  a ouvert la voie à celle de PLA2R, premier antigène glomérulaire impliqué dans la formation de dépôts immuns dans la glomérulopathie extra-membraneuse de l'adulte. Le groupe du Pr. Ronco a aussi identifié l'albumine bovine présente dans le lait et la viande comme étant le premier antigène alimentaire responsable de maladie immunologique glomérulaire chez l'enfant de moins de 5 ans, ce qui ouvre de nouvelles perspectives dans le rôle de l'alimentation.

Avec sa collaboratrice le Pr. Emmanuelle Plaisier, il a caractérisé une nouvelle maladie génétique du rein, le « syndrome HANAC » pour Hereditary Angiopathy with Nephropathy, Aneurysms and Cramps, associant une atteinte rénale (maladie rénale multikystique et hématurie), des crampes musculaires et des tortuosités artériolaires rétiniennes. Cette maladie est liée à des mutations dans une chaîne du collagène de type IV, constituant principal des membranes basales de l'organisme sur lesquelles reposent toutes nos cellules.

Outre les contributions scientifiques en recherche fondamentale sur les maladies rénales qui lui ont valu de recevoir en 2007, le prestigieux Prix Jean Hamburger de la Société internationale de Néphrologie, le Pr. Pierre Ronco est très actif au sein des Sociétés savantes de néphrologie. Il a présidé ou co-présidé les comités scientifiques de l’ERA-EDTA pour le Congrès de Glasgow et de 3 congrès mondiaux de Néphrologie, dont le dernier au Cap (2015). Le Pr. Ronco a été également le co-président du Congrès annuel de l'ERA-EDTA à Paris (2012). Il est aussi le Vice-Président de la Fondation du Rein.

 


 

 

10ème Gala de la Fondation du Rein 
au Théâtre des Champs-Elysées  le 9 mars 2016

 

Le dixième Gala de la Fondation du Rein, dont les bénéfices sont destinés à financer la recherche sur les maladies rénales, a eu lieu le mercredi 9 mars 2016 au Théâtre des Champs-Elysées

Nous avons eu le plaisir d'entendre l'Orchestre symphonique de la Garde Républicaine et le Chœur de l'Armée française dirigé par la capitaine Emilie Fleury, Chef de Chœur adjoint, et l'Orchestre symphonique de la Garde Républicaine, sous la direction du lieutenant-colonel Sébastien Billard. En choisissant pour son programme le Chœur de l'Armée Française et l'Orchestre symphonique de la Garde Républicaine, la Fondation du Rein a tenu à rendre hommage aux victimes civiles et militaires des tragiques événements qui ont endeuillé la nation en début et fin 2015, et à toutes celles et tous ceux qui, au quotidien, font don de leur personne pour assurer notre sécurité. 

Le journaliste Nelson Monfort, notre Maître de Cérémonie, a animé ce gala avec brio ; il était accompagné par l'humoriste et imitateur Dany Mauro, qui a donné la touche d'humour et de piquant nécessaire à la réussite de toute soirée de gala. Les prix de recherche de la Fondation du Rein ont été remis à l'occasion de cette soirée, dans le cadre de la Journée Mondiale du Rein.

 

Vous avez été très nombreux à venir fêter cet événement. Vous pouvez télécharger le programme de ce gala en cliquant sur le programme ci-contre.

Si vous n'avez pas pu participer physiquement à ce gala, vous pouvez soutenir la recherche sur les maladies rénales, la dialyse et la greffe de rein en faisant un don en ligne dans notre espace sécurisé

 

 

Hommage aux victimes du terrorisme de 2015

13novembre2015

 

Lors du dixième Gala de la Fondation du Rein au Théâtre des Champs-Elysées, nous avons tenu a rendre hommage aux 150 victimes des attentats de janvier et novembre 2015. Le Chœur de l'Armée Française a interpété à cette occasion, sous la direction du Lieutenant-Colonel Sébastien Billard, le Chant des Partisans, symbole de la Résistance, tandis que Dany Mauro a chanté la Fatwa des Crayons. Vous pouvez visionner la vidéo de ce moment particulièrement émouvant de solidarité nationale en cliquant sur l'image ci-dessous.

 



  

 

Hommage à Régis Volle, fondateur de la FNAIR (1944-2015)

 

 

La Fondation du Rein a la profonde tristesse de vous faire part de la disparition de Régis Volle, survenue le 16 avril 2015 à l’âge de 71 ans. Pharmacien et ancien maire de 1989 à 2001 de Vernaison, Régis Volle était le Président d'Honneur et le Fondateur de la Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux (FNAIR). C’est l'une des toutes premières associations de patients, née en 1972 à une époque où les patients avaient peu la parole.

Régis Volle était bien plus que le fondateur de la FNAIR qu’il a présidée pendant 40 ans. Il a été à l'origine de la prise de conscience des pouvoirs publics et peut-être du corps médical du rôle des patients dans la prise en charge de l'Insuffisance rénale chronique. Il n'avait peur d'

aucun ministre, d'aucun directeur d’hôpital, d'administration centrale ou d'agence de santé, d'aucun professeur de médecine, et savait manier la diplomatie, mais en restant déterminé à faire progresser ses idées. Par son travail, son audace et son acharnement, il a su créer une dynamique contribuant à révolutionner la prise en charge des personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique. Ainsi avec la FNAIR, il a multiplié les combats pour améliorer le sort des malades : installation de centres de dialyses sur tout le territoire, développement de la dialyse à domicile et de l’autodialyse, prise en charge du forfait accompagnant pour la dialyse péritonéale… Alors qu’à la fin des années 80 est introduite l'érythropoïétine (EPO) que les pouvoirs publics veulent réserver à quelques patients dont le choix serait fait par un comité régional d’experts, il décide de mener un véritable combat pour que ce nouveau traitement de l’anémie soit pris en charge pour tous ceux qui en ont besoin. En 1999, il insiste sur l’importance de la qualité de l'eau utilisée en dialyse, et plus particulièrement pour l’hémodiafiltration et l’hémofiltration en ligne, ce qui conduira à la rédaction d'un guide de bonnes pratiques sur l’eau de dialyse et d'une circulaire ministérielle pour en préciser la définition et la réglementation. En 2000, il contribue à l’élaboration du premier Plan Greffe 2000.

Régis Volle avait surtout l’art de fédérer les personnes de bonne volonté pour mener à terme ses projets. C'est lui qui a eu l'idée de créer International Dialysis Organisation (IDO), afin de faciliter les déplacements des patients dialysés qu'il voulait voir libres et en mesure de réaliser leurs rêves de vacances et de voyages, ces mêmes rêves qu'il avait lui-même réalisés. C'est lui aussi qui a créé la Journée nationale de l'Insuffisance rénale chronique en 2001, précurseur de la Journée Mondiale du Rein à l'échelon national, afin de sensibiliser les pouvoirs publics et la société sur l’insuffisance rénale chronique, qui a conduit à l'écriture du Programme national d'action 2001-2004 Insuffisance Rénale Chronique et des décrets de 2002 qui organisent aujourd’hui la dialyse en France, fortement inspirés par le "Livre Blanc de la FNAIR" de 1981. C’est encore lui qui a créé en 2006 la Semaine du Rein, afin de sensibiliser le public sur la prévention et la détection précoce des maladies rénales. Régis fut aussi l'un des fondateurs de la Fondation du Rein en 2002.

Nous admirions son courage, sa détermination, son dévouement à la cause des maladies rénales et des patients, et son sens de l'humour et de l'autodérision. Il nous nous laisse aussi le souvenir d'un homme qui s'est battu avec acharnement toute sa vie contre la maladie, même en se faisant dialyser sur son voilier pour traverser les mers qu’il aimait tant. Cette force faisait l’admiration de tous et lui a permis d’apprendre à ses "collègues-patients" tout simplement à vivre avec leur maladie. 

Nous nous souvenons aussi de la flamme qui brillait dans ses yeux quand, entre deux projets, il nous parlait avec admiration de ses enfants, Daphné et Florian, et avec tendresse de ses petits-enfants Nathan, Thomas et Amelys, en ponctuant parfois la conversation par un : "J'ai la chance de pouvoir compter sur mon épouse Edith".

A son épouse Edith, ses enfants Daphné et Florian et petits-enfants, et à ses proches, la Fondation du Rein adresse ses condoléances attristées. 

 

 

Hommage au Pr Gabriel Richet, un géant de la Néphrologie        (1916-2015)


 

 

A l'occasion du Gala de la Fondation du Rein, dans le cadre de la Journée Mondiale du Rein, le Pr Pierre Ronco, vice-président de notre Fondation, a rendu un chaleureux et vibrant hommage au Pr Gabriel Richet le 26 mars 2015 Salle Gaveau, au nom de la communauté néphrologique française et internationale.

 

 

Un géant de la néphrologie nous a quittés

Né en 1916, le Professeur Gabriel RICHET nous a quittés le 10 octobre 2014. Il représentait la quatrième génération d’une lignée illustre de médecins, tous professeurs à la Faculté de médecine de Paris, dont son grand père, le Pr Charles Richet auquel le Prix Nobel fut décerné en 1913 pour la découverte de l’anaphylaxie. Pionnier de la néphrologie française, grand résistant pendant la seconde guerre mondiale comme plusieurs membres de sa famille, il créa avec le Pr Jean Hamburger la néphrologie française, d’abord à l’Hôpital Necker, puis à l’Hôpital Tenon (AP-HP).

Il fut un membre fondateur de la Société Internationale de Néphrologiesecrétaire général du premier congrès mondial de néphrologie à Genève et Evian en 1960, président de la Société Internationale de Néphrologie de 1981 à 1984. Il a participé à la création de la Fondation du Rein tant il voulait développer la recherche sur les maladies rénales, notamment la recherche translationnelle. Parmi d’autres nombreuses récompenses et Doctorats Honoris Causa, il fut le lauréat du prestigieux Prix Jean Hamburger de la Société de Néphrologie en 1993. Gabriel Richet est Grand Officier de la Légion d’Honneur.

Ses obsèques religieuses ont eu lieu le 16 octobre 2014 en l'église Saint-Sulpice à Paris. Un grand nombre de personnalités du monde entier sont venues lui rendre hommage.

Vous pouvez lire la biographie in memoriam du Professeur Gabriel RICHET en cliquant sur le document ci-dessous.