Colloque de la Journée Mondiale du Rein

 

   

Colloque de la Journée Mondiale 2017


Comme chaque année à l'occasion de la Journée Mondiale du Rein, la Fondation du Rein, en partenariat avec l'Institut Physiopathologie, Métabolisme, Nutrition de l'Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé (AVIESAN), a organisé un colloque "Une vie saine pour des reins sains !" le jeudi 9 mars 2017, qui a réuni à l'Académie nationale de médecine des professionnels de santé, des patients et des chercheurs concernés par l'obésité et ses conséquences rénales, leur prévention et leur prise en charge. Vous pouvez télécharger le programme de ce colloque qui était ouvert au public, en cliquant sur ce lien. 

 

Vous pouvez également visionner les présentations des intervenants à ce colloque en cliquant sur chacun des diaporamas ci-dessous. 


     

      

 

Parallèlement, plusieurs colloques et rencontres avec les patients et professionnels de santé, organisés dans le cadre de la Journée Mondiale du Rein, se sont tenus en région, comme à Marseille ou à Lyon. Ces colloques étaient également ouverts au public après inscription. Vous pouvez en télécharger les programmes en cliquant sur les images ci-dessous.




Colloque de la Journée Mondiale 2016


Le colloque de la Journée Mondiale du Rein du jeudi 10 mars 2016, organisé par la Fondation du Rein, en partenariat avec l'Institut Physiopathologie, Métabolisme, Nutrition de l'Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé (AVIESAN), avait pour thème "Prendre soin de ses reins pour sa santé de demain !".

 

          

 

Ce colloque a réuni à l'Académie nationale de médecine des professionnels de santé, des patients et des chercheurs concernés par les maladies rénales de l'enfant, leur prévention et leur prise en charge. La matinée était consacrée à la recherche : "Agir tôt pour prévenir : de la recherche au patient", et l'après-midi "Grandir avec une maladie rénale" était plus particulièrement axée sur les soins, la dialyse et la greffe rénale chez l'enfant et leur impact psycho-sociale sur lui et sa famille. Vous pouvez télécharger le programme de ce colloque qui était ouvert au public, en cliquant sur ce lien. 

Vous pouvez également lire les diaporamas des présentations des orateurs en cliquant sur chaque des présentations ci-dessous.

                   

 

                   

 

                   

 

 

 

Colloque de la Journée Mondiale 2015


Le colloque de la Journée Mondiale du Rein du 26 mars 2015 avait pour thème "Des reins en bonne santé : c'est vital pour tous !".

Ce colloque a réuni à l'Académie nationale de médecine des professionnels de santé, des patients et des chercheurs concernés par ce sujet. L'après-midi, plus particulièrement axée sur les disparités d'accès aux soins, à la dialyse et à la greffe rénale, a été ouverte par Monsieur Claude Evin, Directeur général de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France et ancien ministre, qui a exposé le plan francilien de lutte contre les inégalités d'accès aux soins. 

Vous pouvez visionner les interventions des orateurs en cliquant sur chacune vidéos ci-dessous.

 


 


 


 


 


 

 

 


 


 

 

 


 

 

 

 

Colloque de la Journée Mondiale 2014


La Fondation du Rein, en partenariat avec l'Institut Circulation, Métabolisme, Nutrition de l'Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé (AVIESAN), a organisé un colloque "Maladies rénales et vieillissement" le 13 mars 2014. Depuis cette année, les rencontres-débats organisées par Aviesan ont fusionnées avec le Colloque de la Journée Mondiale du Rein organisé par notre Fondation.

Ce colloque a réuni à l'Académie nationale de médecine des professionnels de santé, des patients et des chercheurs concernés par ce sujet. Si vous le souhaitez, vous pouvez télécharger les présentations des orateurs en cliquant sur ce lien. Vous pouvez également lire ci-après les interviews des orateurs et consulter le programme en cliquant sur l'image ci-dessous.
 

 

 

En 2014, le thème de la Journée portait sur les maladies rénales et le vieillissement. C’est un sujet très vaste qui suscite non seulement de nombreuses inquiétudes de la part des malades mais aussi des préoccupations de la part des professionnels de santé. 

L’espérance de vie s’allongeant, l’évaluation et la prise en charge de la diminution des capacités fonctionnelles des organes font de plus en plus partie de la pratique médicale. De nombreuses questions restent posées tant les facteurs liés au vieillissement sont complexes et intriqués. C’est dans la compréhension fine de tous les mécanismes en jeu que l’on pourra mieux distinguer le normal du pathologique et permettre aux personnes âgées de vieillir dans les meilleures conditions. L’enjeu de la recherche dans ce domaine est tel qu’il est inscrit dans les dix priorités de recherche pour les 5 prochaines années de l’ITMO Circulation, Métabolisme, Nutrition. 

Concernant le rein, on observe qu’à partir de 65 ans, l’incidence des maladies rénales augmente de façon très significative avec l’âge. Mais ces maladies sont sous-diagnostiquées car elles se présentent longtemps sans signes cliniques apparents. Leur dépistage chez les personnes âgées est essentiel pour préserver au maximum leur capital rénal. C’est une question majeure de santé publique. 

La première session de la rencontre porte sur le vieillissement physiologique du rein et de ses effets. Nous verrons avec les professeurs Nicolas Lévy, Luc Frimat, François Vrtovsnik et Pascal Houillier sur quelles connaissances issues de différentes disciplines, comme la génétique, la biologie cellulaire et l’épidémiologie clinique, portent les problématiques de recherche actuelles. 

Pour les personnes qui souffrent d’une maladie rénale, le problème du vieillissement physiologique de l’organe est d’autant plus aigu qu’il se surajoute à la pathologie et aux effets des traitements au long cours. Dans la deuxième session, les professeurs Denis Fouque et Dominique Joly nous expliqueront comment les aspects nutritionnels et médicamenteux ont une influence majeure sur l’évolution de l’insuffisance rénale et quelles sont les recommandations dans la prise en charge des patients. 

La dernière session avec les professeurs Bruno Moulin et Yann Le Meur porte sur la question de la limite d’âge pour la transplantation rénale que ce soit pour le donneur ou le receveur. Question cruciale dans un contexte de pénurie d’organes...

Je suis sûr que ce programme suscitera de nombreux échanges avec les participants. 

Je vous souhaite une excellente journée.

 

Pr Renato Monteiro

ITMO Circulation, Métabolisme, Nutrition – Aviesan

 

Copyright photo : Inserm/Prat, Laurence

 

 

 

Pourquoi vieillit-on ?  par le Pr. Nicolas Levy

 

Le Pr. Nicolas Lévy est chef du département de génétique médicale à l’hôpital de la Timone (CHU de Marseille, AP-HM). Il dirige la Fondation maladies rares et l’Unité 910 Inserm "Génétique médicale et génomique fonctionnelle". 

Les travaux de son équipe sur les maladies génétiques rares, portant en particulier sur celles du vieillissement prématuré telles que la Progéria, ont permis, en moins de 10 ans, d’en découvrir les causes génétiques, d’en identifier les mécanismes et de développer des approches précliniques in vitro et in vivo. 

 

Comment définissez-vous le vieillissement ?

Le vieillissement est caractérisé par une perte progressive de l’intégrité physiologique, conduisant à une altération de la fonction et une vulnérabilité accrue aux maladies, no­tamment le cancer, le diabète, les troubles cardio-vasculaires et les maladies neuro-dé­génératives. De façon plus générale, le vieil­lissement peut être défini comme le déclin fonctionnel, dépendant du temps, qui affecte la plupart des organismes vivants. Les méca­nismes qui sous-tendent le vieillissement ont attiré depuis longtemps l’attention des cher­cheurs en sciences du vivant. Au cours des dernières années, cette recherche a connu un progrès sans précédent, notamment avec les découvertes démontrant que le vieillissement est contrôlé, au moins dans une large mesure, par des voies génétiques et des processus biochimiques, métaboliques et cellulaires complexes et conservés au cours de l’évolu­tion. Aujourd’hui, le vieillissement est exploré scientifiquement de façon très active, et la connaissance de ses mécanismes, en pleine expansion, a notamment permis d’appréhen­der les bases moléculaires et cellulaires de nombreuses maladies.

Pourquoi explorer des maladies rares du vieillissement pour comprendre le vieillissement naturel ?

Une des voies de recherche, pour comprendre les mécanismes du vieillissement, consiste à explorer certaines maladies rares, «les syn­dromes progéroïdes». Ces syndromes pré­sentent des similitudes, voire une certaine identité clinique, avec le vieillissement phy­siologique, même si dans ce contexte les symptômes surviennent de façon prématurée et accélérée mais aussi segmentaire. Aucun des syndromes progéroïdes connus n’imite parfaitement ou complètement le vieillisse­ment naturel. Le modèle de la Progeria et des maladies apparentées du vieillissement s’inscrit dans cette démarche de recherche. Ces maladies extrêmement rares représentent un modèle dont l’exploration et l’identification des mécanismes ont permis non seulement de comprendre certains de ceux associés au vieillissement naturel mais aussi d’ouvrir des pistes de traitement pour d’autres pathologies rares comme fréquentes. Au cours des dix dernières années, les avancées sur la Progeria et les maladies apparentées ont été considé­rables jusqu’à permettre de développer des essais de traitement chez les enfants atteints par ces pathologies graves, chroniques, très invalidantes et conduisant fatalement au décès prématuré.

Quelles sont les retombées scientifiques et médicales potentielles ?

L’augmentation de notre connaissance des syndromes progéroïdes génétiques et la re­cherche de thérapies innovantes et efficaces dans ces syndromes sont d’une importance primordiale dans la mesure où elles peuvent considérablement (1) préserver la qualité de vie des enfants atteints ; (2) améliorer notre compréhension des troubles liés au vieillisse­ment à d’autres maladies plus communes, et (3) étendre notre connaissance fondamentale du vieillissement physiologique et ses liens avec les principaux processus physiologiques tels que ceux qui sont impliqués par exemple dans l’oncogenèse.

 

 

Les maladies rénales : une épidémie si­lencieuse  par le Pr. Luc Frimat


Le Pr. Luc Frimat est chef du Service de Néphrologie du CHU de Nancy et co-Investigateur de la cohorte CKD-REIN.

On parle souvent d’un sous-diagnostic des maladies rénales, mais comment le sait-on ?

Les maladies rénales chroniques (MRC), en particulier à leur stade initial, sont clinique­ment peu expressives. Comme elles évoluent lentement, le patient s’adapte et méconnait les symptômes. C’est pour cela que le dé­nombrement précis des patients est difficile. Le dépistage des "symptômes biologiques", plasmatiques (créatinine, débit de filtration glomérulaire ou DFG …) ou urinaires (protéinurie…), occupent une place centrale pour le diagnos­tic. A un stade très avancé de la MRC (DFG < 15 ml/mn), les symptômes deviennent indiscutables et très graves. Quand la MRC a détruit les reins, qu’il a fallu les remplacer par transplan­tation ou dialyse, il est possible de dénombrer les patients. La France s’est dotée de registres nationaux qui apportent des informations précieuses pour l’organisation des soins, en particulier à l’échelle des régions. En 2013, nous savons que plus d’un français sur 1 000 est soit dialysé, soit transplanté.

Quelles sont les personnes les plus concernées ?

Lorsque transplantation et dialyse sont débu­tées, l’âge des patients est supérieur à 70 ans dans un cas sur deux. Depuis 2007, le nombre de nouveaux patients atteints d’insuffisance ré­nale terminale recensés chaque année (c’est-à-dire l’incidence) a tendance à se stabiliser dans les tranches d’âge les plus jeunes. Par contre, elle augmente chez les personnes de plus de 75 ans jusque 6 % par an. D’autre part, l’incidence est significativement croissante des régions bordant l’Atlantique aux régions Ile-de-France, Nord-Pas de Calais, Lorraine, Alsace, PACA, et aussi Outremer. Ceci est dû au fait que, plus la fréquence du diabète, des maladies cardio-vasculaires et de l’obésité est élevée dans une population, plus la sup­pléance est fréquente. En France, des études menées dans plusieurs villes ont montré que la MRC aux stades précoces est environ 100 fois plus fréquente qu’au stade nécessitant dialyse ou transplantation. Cela concerne surtout les personnes âgées de plus de 65 ans qui pré­sentent très fréquemment une diminution de la fonction rénale. Le risque de décès est alors beaucoup plus élevé que celui de progression vers le stade avancé. Seule une faible pro­portion présente des marqueurs de risque de progression (hypertension artérielle, protéinurie) néces­sitant une prise en charge spécialisée. Il est en particulier important de prévenir les risques liés à l’utilisation de médicaments ou de pro­duits potentiellement néphrotoxiques.

Que peut apporter la recherche, notam­ment en épidémiologie clinique, dans ce domaine ?

La précision des instruments de mesure de la fonction rénale en population générale, notamment chez les plus de 65 ans, rend incer­taine l’évaluation de la fréquence de la MRC aux stades précoces. Par ailleurs, la significa­tion clinique d’une diminution isolée du DFG, sans marqueur de risque chez le sujet âgé, est discutée. Enfin, le ressenti du patient : ses symptômes, mais aussi sa qualité de vie per­çue, l’impact sur sa vie quotidienne, doivent aussi être pris en compte. La recherche cli­nique doit donc relever ce défi de colliger des informations pour mieux comprendre la MRC. La cohorte nationale, nommée CKD-REIN, qui comportera 3 600 patients rentre parfaitement dans cet objectif.

 

 

Physiopathologie de la sénescence ré­nale par le Pr. François Vrtovsnik

Le Pr. François Vrtovsnik dirige le service Néphrologie et Dialyse à l'Hôpital Bichat (AP-HP) à Paris. Expert en physiopathologie rénale, il mène des recherches au sein de l’unité mixte U1149 "Centre de Recherche sur l’Inflammation", dirigée par Renato Monteiro.

L’approche de l’équipe repose sur des études fondamentales du fonctionnement normal et pathologique des récepteurs aux immunoglobulines et canaux ioniques, et sur l’analyse de différentes cellules inflammatoires, à l’aide de nouveaux modèles animaux.

 

Comment définissez-vous le vieillisse­ment rénal ?

Le vieillissement rénal est marqué par la baisse du débit de filtration glomérulaire ; il se traduit aussi par une perte de la capacité d’adapta­tion du rein et un risque plus élevé de com­plications en cas de variation des apports d’eau ou de sel (déshydratation, hypotension notamment). Les fonctions hormonales des reins sont atténuées, avec en particulier un état d’hyporéninisme-hypoaldostéronisme, une moindre capacité d’augmenter la syn­thèse d’érythropoïétine en cas d’anémie, une baisse de la production rénale du calcitriol. Si le vieillissement rénal a peu de répercus­sions au quotidien et à l’état stable, le risque d’insuffisance rénale aiguë devient plus élevé au cours du vieillissement en cas d’agression quelle qu’en soit l’origine ; de plus, en cas d’insuffisance rénale aiguë, le risque d’insuffisance rénale chronique est plus important. En revanche, le risque de progression de l’insuffisance rénale chronique vers un stade plus sévère n’est pas augmenté avec l’âge.

Quels en sont les mécanismes princi­paux ?

Les mécanismes du vieillissement rénal sont ceux du vieillissement cellulaire et tissulaire mis en jeu dans les autres organes. Les télo­mères, qui sont les parties de l’ADN situées à l’extrémité des chromosomes, ont une taille qui diminue à chaque division cellulaire à la diffé­rence du reste de l’ADN qui est intégralement dupliqué ; la taille des télomères est un déter­minant de la capacité de division des cellules et a un impact sur leur senescence. De ma­nière intéressante, des souris dont la taille des télomères est réduite de manière constitutive apparaissent plus susceptibles de développer une insuffisance rénale aiguë et des séquelles rénales à long terme quand on provoque chez elles une ischémie aiguë. Les facteurs envi­ronnementaux (stress oxydatif, exposition aux toxiques, apports alimentaires, iatrogénie…) sont capables d’activer des régulateurs du cycle et de la division cellulaire ou de modu­ler des voies de signalisation conduisant à l’acquisition d’un caractère sénescent par les cellules rénales. L’accumulation de cellules sé­nescentes définit le vieillissement de l’organe.

Quelles sont les grandes questions de recherche dans ce domaine ?

Une meilleure connaissance des détermi­nants de la fonction rénale et de l’état de sé­nescence rénale du sujet âgé permettrait de réduire les risques liés à la maladie rénale et d’en améliorer la prise en charge. L’identifica­tion des facteurs constitutifs (nombre de né­phrons à la naissance) ou acquis (environnementaux, toxiques, infectieux …) est un enjeu de prévention important. La caractérisation des mécanismes inducteurs de la sénescence dans les reins peut être une étape préalable à l’identification de nouveaux biomarqueurs de risque rénal.

 

 

Evaluation de la fonction rénale chez le sujet âgé 
par le Pr. Pascal Houillier
 

 

Le Pr. Pascal Houillier est néphrologue et physiologiste. Il est également le Président du Conseil scientifique de la Fondation du Rein. Il est responsable de l’hôpital de jour des maladies métaboliques et rénales (Département de Physiologie) de l’Hôpital Européen Georges Pompidou. 

Ses travaux au sein de l’unité 1138 (Centre de recherche des Cordeliers) portent sur les mécanismes (moléculaires et cellulaires) permettant aux reins de s’adapter aux apports alimentaires et de maintenir la composition de l’organisme. Son équipe étudie également les maladies rénales qui perturbent cet équilibre.

  

Quels sont les marqueurs de la fonction rénale à évaluer en routine chez les per­sonnes âgées ?

L’estimation de la fonction rénale des per­sonnes âgées repose sur les mêmes mar­queurs que ceux des personnes plus jeunes, notamment sur la créatinine sanguine. La me­sure de ce marqueur permet l’estimation du débit de filtration glomérulaire (DGF) qui est le meilleur indicateur de la fonction rénale. Pour tenir compte des différences de masse mus­culaire entre individus (ce sont les muscles qui produisent la créatinine), plusieurs formules mathématiques ont été développées avec différentes variables biométriques comme le sexe, l’âge, l’ethnie et, pour certaines, le poids.

Un nouveau marqueur biologique, la cystatine C, pourrait être plus sensible que la créatinine pour prédire le risque cardiovasculaire et rénal à long terme chez les personnes âgées. C’est une protéine produite de façon constante par toutes les cellules nucléées et sa production n’est probablement pas influencée par le sexe, la masse musculaire ou le régime alimentaire ; en revanche, il est possible que certaines maladies non rénales et les états d’inflamma­tion puissent influencer la valeur de cystatine C. Des formules d’estimation du DFG asso­cient la concentration de la créatinine et celle de la cystatine C, mais elles sont encore en cours d’étude pour prouver leur intérêt. Pour les personnes âgées, les principales difficul­tés concernent le choix de la formule d’esti­mation du DFG à appliquer car généralement les formules ont été développées pour des su­jets plus jeunes et elles peuvent être biaisées pour les plus âgés. Certaines formules sont spécifiquement destinées au sujet âgé mais leur utilité ou leur supériorité reste à démon­trer. Une autre difficulté concerne l’attitude à avoir devant le cas d’une personne âgée dont la fonction rénale n’est pas normale. La baisse de la fonction rénale avec l’âge est un phéno­mène normal et une valeur de DFG inférieure à la normale n’est probablement pas suffisante pour dire qu’il y a une maladie rénale. La prise en compte d’autres éléments de souffrance rénale tels que la protéinurie est alors proba­blement importante.

Quand le généraliste doit-il orienter le patient vers le néphrologue ?

Pour les personnes de plus de 60 ans, le mé­decin généraliste fait pratiquer un dépistage sur le DFG estimé et le ratio protéinurie/créa­tininurie afin d’identifier les stades précoces de la maladie rénale chronique. Devant une baisse anormalement rapide du DFG estimé, des signes de souffrance rénale (protéinurie, albuminurie) ou des facteurs de risque de ma­ladie rénale (diabète, atteinte urologique, par exemple), le médecin doit orienter le patient vers le néphrologue pour un suivi partagé.

 

 

Nutrition et dialyse  par le Pr. Denis Fouque 

Le Pr. Denis Fouque est Chef de Service adjoint dans le Service de Néphrologie-Dialyse-Nutrition du Centre Hospitalier Lyon-Sud (CHU de Lyon), et Vice-Président Recherche Santé-Sciences de la Vie à l’Université Claude Bernard Lyon 1. Il est co-responsable du groupe Adipocyte - Insuffisance rénale au sein de l’unité Inserm U1060 CARMEN. Il a coordonné les recommandations européennes de nutrition en dialyse et est Vice-Président de l’European Best Practice Guidelines de la Société Européenne de Néphrologie-Dialyse-Transplantation. Il et co-auteur d’un guide de nutrition pour les patients porteurs d'une maladie rénale chronique.

 

Pourquoi la nutrition est-elle particulièrement importante chez les personnes dialysées ?

L’insuffisance rénale chronique sévère s’accompagne d’anomalies métaboliques qui ne sont pas toutes corrigées par la dialyse, comme par exemple l’anémie et les désordres minéraux phosphocalciques.

Certains médicaments les améliorent, et les apports alimentaires, qui participent également à ces anomalies, doivent être adaptés. De plus, au cours de la dialyse, des nutriments sont perdus ou détruits et il faut les remplacer pour éviter une dénutrition.

Enfin, une perte d’appétit est souvent observée et conduit à une réduction de l’alimentation et à un risque de dénutrition, présente chez plus d’un tiers des patients. Ainsi la nutrition devrait être au cœur des préoccupations des néphrologues.

Comment les patients, notamment âgés, sont-ils pris en charge ?

Les personnes âgées sont particulièrement sensibles aux troubles dentaires, à la perte d’appétit et sont à haut risque d’anorexie et de carences protéino-énergétiques. Un suivi diététique régulier est conseillé tous les 6 mois dès l'âge de 50 ans, et doit être resserrée en cas d’anomalies de la composition corporelle (poids, masse maigre, masse grasse) ou de la biologie nutritionnelle (abaissement sanguine d’albumine, préalbumine, cholestérol, créatinine).

Quelles sont les problématiques de recherche sur ce sujet ?

Nous travaillons actuellement sur le dépistage de la dénutrition à l’aide de scores simplifiés, sur les facteurs de croissance qui permettent d’augmenter la masse protéique (en grande partie musculaire) des patients, sur les suppléments nutritionnels oraux ou intraveineux et sur l’activité physique qui doit être associée à la nutrition pour en intensifier l’effet. Enfin la diététique joue un grand rôle en améliorant le choix des aliments (par exemple identifier pour diminuer les produits industriels contenant des phosphates) et leur préparation, ainsi que la prise alimentaire. En somme, toute une éducation à reprendre !

 

 

Prescription médicamenteuse par le Pr. Dominique Joly  

 

Le Pr. Dominique Joly est professeur des universités – praticien hospitalier au CHU Necker, Paris. Néphrologue au Service de Néphrologie Adultes de l’hôpital Necker (CHU Necker-Enfants-Malades, AP-HP, Paris), il travaille aussi au sein de l’équipe "Mécanismes et stratégies thérapeutiques des néphropathies chroniques" de l’unité Inserm U1151. 

Les travaux de l’équipe portent sur la compréhension des mécanismes conduisant à la détérioration des néphrons restants chez les patients nécessitant le recours à la dialyse ou à la transplantation rénale.

 

Comment définissez-vous le vieillissement rénal ?

Le vieillissement rénal est marqué par la baisse du débit de filtration glomérulaire ; il se traduit aussi par une perte de la capacité d’adaptation du rein et un risque plus élevé de complications en cas de variation des apports d’eau ou de sel (déshydratation, hypotension notamment). Les fonctions hormonales des reins sont atténuées, avec en particulier un état d’hyporéninisme-hypoaldostéronisme, une moindre capacité d’augmenter la synthèse d’érythropoïétine en cas d’anémie, une baisse de la production rénale du calcitriol. Si le vieillissement rénal a peu de répercussions au quotidien et à l’état stable, le risque d’insuffisance rénale aiguë devient plus élevé au cours du vieillissement en cas d’agression quelle qu’en soit l’origine ; de plus, en cas d’insuffisance rénale aiguë, le risque d’insuffisance rénale chronique est plus important. En revanche, le risque de progression de l’insuffisance rénale chronique vers un stade plus sévère n’est pas augmenté avec l’âge. 

Quels en sont les mécanismes principaux ?

Les mécanismes du vieillissement rénal sont ceux du vieillissement cellulaire et tissulaire mis en jeu dans les autres organes. Les télomères, qui sont les parties de l’ADN situées à l’extrémité des chromosomes, ont une taille qui diminue à chaque division cellulaire à la différence du reste de l’ADN qui est intégralement dupliqué ; la taille des télomères est un déterminant de la capacité de division des cellules et a un impact sur leur senescence. De manière intéressante, des souris dont la taille des télomères est réduite de manière constitutive apparaissent plus susceptibles de développer une insuffisance rénale aiguë et des séquelles rénales à long terme quand on provoque chez elles une ischémie aiguë. Les facteurs environnementaux (stress oxydatif, exposition aux toxiques, apports alimentaires, iatrogénie…) sont capables d’activer des régulateurs du cycle et de la division cellulaire ou de moduler des voies de signalisation conduisant à l’acquisition d’un caractère sénescent par les cellules rénales. L’accumulation de cellules sé­nescentes définit le vieillissement de l’organe. 

Quelles sont les grandes questions de recherche dans ce domaine ?

Une meilleure connaissance des détermi­nants de la fonction rénale et de l’état de sé­nescence rénale du sujet âgé permettrait de réduire les risques liés à la maladie rénale et d’en améliorer la prise en charge. L’identification des facteurs constitutifs (nombre de néphrons à la naissance) ou acquis (environnementaux, toxiques, infectieux …) est un enjeu de prévention important. La caractérisation des mécanismes inducteurs de la sénescence dans les reins peut être une étape préalable à l’identification de nouveaux biomarqueurs de risque rénal.

 

 

 

Y a-t-il une limite d’âge pour le don de rein ?  par le Pr. Bruno Moulin 

 

Le Pr. Bruno Moulin est professeur des universités, praticien hospitalier au CHU de Strasbourg. Il exerce dans le Service de Néphrologie du Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg et est responsable du centre expert Alsace des cancers viro-induits chez le transplanté. 

De plus, depuis 2013, il préside la Société de Néphrologie et est administrateur de la Fondation du Rein.

 

 

L’accès à la liste d’attente est encore insuffisant pour les plus de 60-70 ans, alors que de nombreuses études ont montré que la survie du patient âgé est meilleure après transplantation que s’il reste en dialyse.

Quelle est la proportion de patients de plus de 60 ans en attente d'une greffe rénale ? 

En 10 ans la proportion de patients âgés de plus de 60 ans inscrits sur liste d’attente de transplantation rénale a triplé passant de 12 à 33 % alors que dans le même temps le nombre total de patients en attente de greffe doublait et que le nombre de patients de plus de 60 ans pris en charge en dialyse approche actuellement 70 %. En 5 ans le nombre de patients âgés inscrits chaque année sur lise d’attente a augmenté de 50 %.  De plus une fois inscrits ces patients bénéficient d’un taux d’accès à la greffe satisfaisant supérieur à celui des sujets jeunes de moins de 60 ans. En 2013 un peu plus de 1 000 greffes de rein sur près de 3 100 ont été réalisés chez des receveurs âgés de 60 ans et plus. Comme on peut le voir cette augmentation très significative de l’activité de greffes chez des receveurs âgés traduit une évolution de la prise en charge globale de l’insuffisance rénale chronique terminale. Suite aux résultats  d’études menées à la fin des années 90, un certain nombre de tabous liés à l’âge sont tombés contribuant à vaincre les réticences  des médecins à inscrire les patients âgés.

La greffe est-elle un bénéfice réel pour eux ?

Contrairement aux idées reçues, un patient âgé peut bénéficier d’une transplantation rénale notamment entre 60 et 75 ans voire plus tard encore ce qui comme pour un sujet plus jeune lui permet d’espérer un allongement de sa durée de vie et une amélioration de sa qualité de vie. Plus que l’âge civil c’est bien sûr l’âge physiologique et en l’occurrence « l’âge de ses artères », qu’il est important de considérer pour permettre l’inscription sur la liste d’attente. Le bilan médico-chirurgical doit s’attacher à préciser les éventuelles contre-indications liées le plus souvent à des comorbidités cardio-vasculaires ou aux antécédents de cancer.

Les bénéfices de la greffe chez le sujet âgé si son bilan a permis d’établir que la balance bénéfice-risque était favorable, sont indiscutables. La récupération d’une autonomie physique est appréciée aussi à cet âge, permettant un maintien de vie sociale et de déplacement. Les complications immédiates de la greffe notamment en ce qui concerne les infections ou les événements cardio-vasculaires sont les mêmes que chez le sujet jeune. Le risque vital est certes accru par rapport au maintien en dialyse dans la période péri-opératoire mais après les 6 premiers mois ce risque s’atténue, conduisant in fine à  de meilleurs résultats à long-terme pour le patient âgé greffé. 

Ainsi tous les patients atteints de maladie rénale chronique à un stade sévère quel que soit leur âge devraient idéalement être informés tôt dans l’évolution de la maladie rénale chronique dès que leur fonction rénale devient inférieure à 20-30% . Cette stratégie permet la réalisation précoce du bilan pré-greffe et l’inscription sur la liste d’attente de transplantation rénale avant le stade de la dialyse afin de minimiser la durée d’attente en dialyse. Cette ouverture vers une plus large accessibilité à la greffe pour les sujets âgés nécessite une mobilisation non seulement des médecins mais aussi des institutions pour faciliter la mise en place de dispositifs d’annonce précoce permettant aux patients d’avoir une large information sur les différentes procédures de traitement de l’insuffisance rénale sévère.

La transplantation chez les personnes âgées a-t-elle un impact sur l’accessibilité à la greffe des sujets jeunes ?

La pénurie de greffons pourrait constituer un obstacle à cette politique d’inscription pour ne pas pénaliser les patients plus jeunes en attente de greffe. En fait les règles d’attribution des greffons prenant en compte largement l’âge des donneurs et de receveurs conduisent à attribuer des greffons de donneurs de même âge aux receveurs âgés. Ainsi les critères de prélèvements des organes ont été étendus ces dernières années pour permettre de  greffer des reins à des sujets de plus de 70 ans, greffons qui n’auraient pas été attribués à des receveurs plus jeunes. Le profil des donneurs s’étant modifié ces dernières années avec une nette prédominance actuelle des donneurs décédés d’accident vasculaire cérébral, les possibilités de greffe après 60-70 ans se sont très largement améliorées ces dernières années. Dans ce contexte le recours à la greffe à donneur vivant pour les sujets jeunes qui représente 30 à 50% des transplantations dans les pays « anglo-saxons » est largement promue en France où elle ne représente encore que 10 à 15 % de l’activité, notamment pour les adultes jeunes. Elle est envisageable après un bilan très rigoureux avec des donneurs de 50-60 ans voire plus et donne d’excellents résultats.

 

 

Recevoir un rein après 70 ans  par le Pr. Yann Le Meur 

 

Le Pr. Yann Le Meur dirige le service de Néphrologie-Transplantations Rénales à Hôpital La Cavale Blanche (CHU de Brest), et travaille dans l’équipe de recherche EA 2216 “Immunologie et Pathologie” à l’Institut de Synergie des Sciences et de la Santé au CHRU de Brest notamment sur les anomalies fonctionnelles des lymphocytes B dans le rejet chronique de greffe rénale. Il est lauréat du Prix Don de Soi – Don de Vie 2014.

 

Faut-il greffer les patients âgés ?

L’insuffisance rénale chronique est une pathologie de la personne âgée. L’incidence est 30 fois plus élevée chez les personnes de plus de 75 ans que chez celles de moins de 20 ans. Aujourd’hui, en France, l’âge médian de mise en dialyse est de 70 ans. Certains de ces patients aspirent tout naturellement à être inscrits sur une liste d’attente pour bénéficier d’une greffe de rein. Bien sûr, cette population présente des facteurs de risques accrus : risques cardiovasculaires, fragilité aux infections et aux complications postopératoires, moins bonne tolérance des médicaments immunosuppresseurs ; cela impose une sélection des candidats. Mais, chez les patients sélectionnés, la transplantation rénale augmente la qualité et l’espérance de vie en comparaison du maintien en hémodialyse. Ce bénéfice en termes de survie du patient n’est observé, cependant, qu’un an après la greffe. 

La transplantation a-t-elle autant de chance de réussir chez les personnes âgées ?

Les résultats de la transplantation chez les personnes âgées montrent que si l’on considère uniquement la survie du greffon, celle-ci est pratiquement identique quel que soit l’âge du receveur. Il y a bien sûr des difficultés chirurgicales (vaisseaux plus calcifiés), des complications plus fréquentes, des durées d’hospitalisation plus prolongées mais au final les résultats restent satisfaisants. On observe même moins de rejets aigus chez les receveurs âgés. Cependant, pour les patients greffés après 60 ans, la première cause de perte de greffon est le décès (les personnes âgées vivent moins longtemps !); et celui-ci est le plus souvent dû à des pathologies cardiovasculaires. Cette population âgée est aussi plus exposée au risque d’infections parfois sévères et au risque de développer un cancer après la greffe. 

Quels greffons pour les sujets âgés ?

La plupart des systèmes d’allocation à travers le monde se fondent aujourd’hui sur l’adéquation entre l’âge du donneur et celui du receveur. C’est en particulier le cas en France où, en 2011, 78 % des receveurs de plus de 60 ans ont reçu un greffon de plus de 60 ans, 74 % des receveurs de plus de 70 ans un greffon de plus de 70 ans. Cette stratégie répond à des critères éthiques (laisser les greffons les plus jeunes pour les plus jeunes receveurs), d’efficience (les greffons les plus âgés ont les meilleurs résultats chez les receveurs âgés), des critères métaboliques (le besoin en fonction rénale est moins important chez les sujets âgés). En définitive, les receveurs âgés reçoivent non seulement les reins les plus âgés mais aussi ceux présentant le plus de facteurs de risque d’échec (reins à critères élargis ou reins limites). Les résultats avec ce type de greffon sont moins bons que ceux avec des greffons plus jeunes et sans facteurs de risque mais globalement les résultats restent supérieurs en termes de survie à ceux de l’hémodialyse. Plus récemment la méthode de conservation des reins avant transplantation par une machine de perfusion, permet d’améliorer les performances de ces greffons limites. 

Au total, la transplantation rénale chez le sujet âgé est devenue aujourd’hui le quotidien des centres de transplantation. Cette population spécifique bénéficie de la greffe avec une amélioration de la survie et de la qualité de vie par rapport à la dialyse. C’est cependant une population fragile nécessitant une évaluation précise avant la greffe de l’état cardiovasculaire et du risque de cancer. Le recours aux donneurs à critères élargis en particulier âgés est justifié et les résultats devraient être encore améliorés par la généralisation des machines de perfusion rénale.

Colloque de la Journée Mondiale 2013

 

Le jeudi après-midi 21 mars 2013 à 14h, la Fondation du Rein a organisé un colloque, "La maladie rénale chez l'enfant", en partenariat avec Aviesan. Il a été ouvert par le Professeur Raymond Ardaillou, Secrétaire perpétuel de l'Académie nationale de Médecine, et clos par le Pr. Michel Godin, Président de la Fondation du Rein. Il a réuni des professionnels de santé, des patients et des chercheurs particulièrement concernés par les maladies rénales de l'enfant.

La maladie rénale chronique est dominée chez l’enfant par le syndrome néphrotique idiopathique et les anomalies du développement des reins et des voies urinaires dont les formes les plus sévères sont associées aux valves de l’urètre postérieur (Dr. François Nobili, Besançon et Pr. Vincent Guigonis, Marseille). La néphropathie à IgA (maladie de Berger) et les maladies génétiques monogéniques atteignent 4 à 5 fois moins de patients. Les maladies génétiques les plus fréquentes sont les ciliopathies au premier rang desquelles la polykystose autosomique dominante, le syndrome reins kystiques-diabète, le syndrome d’Alport et les syndromes hémolytiques et urémiques atypiques (Dr. Laurence Heidet, Paris). Les malades sont répartis dans les cinq stades de la maladie rénale chronique, mais l’incidence de l’insuffisance rénale terminale avant l’âge de 20 ans est très faible, légèrement inférieure à 100 malades par an (Pr. Michel Tsimaratos, Marseille).

Les malades sont pris en charge dans une filière unique : chaque unité de néphrologie pédiatrique propose un suivi complet de la surveillance et du traitement protecteur de la maladie rénale chronique jusqu’à l’épuration extrarénale et la transplantation d’organe. Enfin, les malades et leur famille sont systématiquement entourés et assistés par une structure psycho-sociale très organisée (Pr. Denis Morin, Montpellier et Dr. Marie-Alice Macher, Paris).

Les principales difficultés actuelles tiennent paradoxalement au nombre restreint des malades qui suscite le désintérêt du monde industriel pour les préparations galéniques pédiatriques et la miniaturisation des matériels nécessaires à l’épuration extrarénale et expose au risque bien réel posé par l’appauvrissement des équipes en personnel médical et les difficultés du remplacement générationnel (Pr. Georges Deschênes, Paris).

 

 Programme colloque JMR 2013.pdf

 

Colloque de la Journée Mondiale 2012

 

Le jeudi 8 mars 2012 après-midi s'est tenue à l’Académie nationale de Médecine un colloque sur le thème "La maladie rénale chronique en France : mieux la connaître pour mieux la traiter", organisé par la Fondation, en partenariat avec Aviesan. Ouvert par le Professeur Raymond Ardaillou, Secrétaire perpétuel de l’Académie nationale de médecine et clôturé par le Pr Michel Godin, Président de la Fondation, il a réuni des professionnels de santé, des patients et des chercheurs.

Dans le cadre de cette Journée, le Dr Bénédicte Stengel a lancé, avec les Pr. Ziad Massy et Luc Frimat, la cohorte CKD-REIN qui suit 3 600 patients pendant au moins 5 ans et vise à étudier l’impact d’un ensemble de facteurs psychosociaux, économiques, environnementaux, biologiques et génétiques sur l’évolution de la maladie rénale chronique et ses complications. Elle a également pour but de comparer les pratiques médicales et l’organisation des systèmes de santé rénale entre la France et plusieurs pays afin d’identifier ceux qui sont les plus efficients pour ralentir la progression de la maladie et retarder ou éviter le recours aux traitements de suppléance (dialyse ou greffe). Le Dr Christian Jacquelinet a présenté la carte Néphronaute, créé par la Fondation, qui est un lien en les soignants et le patient.

Au cours de la troisième partie de ce colloque, consacrée au choix du traitement de suppléance rénale, ont également été lancés les Etats Généraux du Rein. La Directrice générale de Renaloo, Yvannie Caillé et sa présidente, le Dr Sylvie Mercier, ont expliqué avec le sociologue,  Christian Baudelot, Vice-Président de Renaloo, les cinq étapes de ces états généraux : Etape 1 : Les Etats Généraux des patients et de leurs proches (Avril 2012 à décembre 2012) ; étape 2 : Rédaction des cahiers de propositions établies par toutes les parties prenantes sollicitées pour contribuer aux EGR (Février 2012 à mai 2012) ; étape 3 : Séminaire de restitution des cahiers de propositions (15 juin 2012) ; étape 4 : Tables rondes du Rein (septembre 2012 à mars 2013), chacune d’entre elles traitera d’une des thématiques identifiées à l’étape 3 ; étape 5 : Colloque de restitution des Etats Généraux du Rein en juin 2013.

 Programme colloque JMR 2012.pdf