Prix "Don de soi-Don de vie"

 

 

 

Prix "Don de Soi - Don de Vie" : Transplantation rénale

  

 

Ce prix, créé à l'initiative de Richard et Marie Berry, est destiné à soutenir des recherches dans le domaine de la transplantation rénale.

 

 

Dotation

Un montant total de 30 000 € est alloué à cet appel d'offres par la Fondation du Rein, en partenariat avec l'association Trans-Forme.

 

Thèmes de recherche

Les projets pourront concerner :

 

  • Les mécanismes génétiques et moléculaires conduisant à la perte du greffon, incluant la récidive de la néphropathie initiale et la toxicité des médicaments ;
  • Les mécanismes moléculaires impliqués dans l'induction de tolérance ;
  • Les modèles animaux de validation préclinique (rongeurs ou gros animaux) ;
  • L'identification de nouveaux biomarqueurs utilisables en clinique sur le plan pronostique ou diagnostique.

 

Cet appel d'offres exclut les projets purement épidémiologiques ou cliniques. Les membres d'équipe de recherche bénéficiant, au moment de la clôture de l'appel d'offre, d'un financement pluriannuel de la Fondation du Rein ne peuvent postuler.

 

Critères d'attribution

Le porteur de projet devra être un chercheur ou un enseignant-chercheur statutaire (universitaire, hospitalier, hospitalo-universitaire, ou employé d'un EPST) travaillant en France ou dans un pays francophone. Il est prévu de soutenir une seule équipe, pour des frais d'équipement et/ou de fonctionnement. Les demandes seront évaluées par un jury composé d'experts principalement francophones et par le conseil scientifique de la Fondation du Rein. 

 

 

La lauréate du Prix "Don de Soi – Don de Vie" 2017 est :

 

  • Dr Carole Guillonneau  (CR 1064 - Centre de recherche en Transplantation et Immunologie, CHU Hôtel-Dieu, Université de Nantes) : "L'interleukine-34, une nouvelle molécule inductrice de tolérance en transplantation rénale"

 

En transplantation, le rejet de greffe oblige les patients à subir des traitements immunosuppresseurs provoquant de nombreux effets secondaires mettant en évidence le besoin de traitements plus spécifiques. L’interleukin-34 est une cytokine que nous avons récemment décrite comme tolérogène dans un modèle de transplantation cardiaque en donneur-receveur incompatible chez le rat (Bézie, Journal of Clinical Investigation, 2015, brevet WO2016009041). Ce rôle n'avait jamais été mis en évidence avant. Nous avons pu démontrer son expression préférentielle par des cellules capables d’empêcher le rejet de greffe (les cellules régulatrices) à la fois chez le rat et l’homme. Ce projet a pour objectif d’étudier l’effet de l'IL-34 sur les cellules humaines, d'analyser l'expression d'IL-34 chez les patients transplantés rénaux et de tester l’administration d’une molécule recombinante IL-34 et son potentiel tolérogène dans un modèle de transplantation humaine. L’obtention de ces données pourrait ouvrir la voie à un nouvel essai clinique en transplantation rénale.

 

    

 



Prix Don de Soi - Don de Vie (lauréats des années précédentes)

Pour l'année 2015-2016, le Prix Don de Soi - Don de Vie a bénéficié d'un don généreux de François et Olivier Roulin, à la mémoire de leur mère, Présidente de la Fondation Avenir qu'elle avait fondée.

 

 


 

 

La lauréate du Prix "Don de Soi – Don de Vie" 2015-2016 était :

 

  • Dr Elise Chiffoleau (Service Néphrologie-Transplantations Rénales - Hôtel-Dieu et UMR-Inserm U1064, ITUN-Institut Transplantation Urologie et Néphrologie, CHU de Nantes) : "Comment une variété de globules blancs, les lymphocytes B, font tolérer le greffon rénal ?"

 

A l’heure actuelle la transplantation d’organe chez l’homme permet de traiter de nombreuses pathologies liées à des déficiences de fonction vitales (cœur, rein, moelle…). Mais à long terme, les risques de rejet restent encore difficiles à contrôler. En effet, le greffon ne faisant pas partie du "soi" est reconnu en tant qu’élément étranger par le système immunitaire du receveur qui va alors s’activer à le détruire.

Aujourd’hui, les recherches visent à obtenir une tolérance spécifique du donneur sans traitement immunosuppresseur qui entraîne des effets secondaires néfastes. L'avancée dans la compréhension des mécanismes immunologiques impliqués dans la tolérance à une greffe représente donc un objectif primordial en transplantation. Nous nous intéressons aux mécanismes régulateurs impliqués dans la tolérance aux allogreffes dans des modèles expérimentaux animaux, et avons identifié des lymphocytes B régulateurs capables en thérapie cellulaire d’induire la tolérance en transplantation. De façon intéressante, de tels lymphocytes B régulateurs ont également été identifiés dans le sang des patients tolérants leur greffon rénal après arrêt de tout traitement immunosuppresseur. 

Notre projet vise donc à isoler, caractériser et amplifier ces lymphocytes B régulateurs pour tester leur capacité régulatrice dans des modèles pré-cliniques. D’autre part, puisque les lymphocytes B sont les cellules capables de synthétiser des anticorps d’habitude si néfastes à la greffe, nous souhaitons déterminer si les lymphocytes B régulateurs synthétisent des anticorps qui seraient protecteurs pour les greffons.

 

 

  

Les lauréats du Prix Don de Soi – Don de Vie de l'année 2013 étaient : 

 

  • Yann Le Meur (Service Néphrologie-Transplantations Rénales - Hôpital La Cavale Blanche et EA 2216 “Immunologie et Pathologie” Institut de Synergie des Sciences et de la Santé CHRU Brest) : "Anomalies fonctionnelles des lymphocytes B dans le rejet chronique de greffe rénale"


Après une transplantation rénale, des anticorps dirigés contre le greffon peuvent être détectés dans le sang du receveur. Le phénomène, qui touche 5 à 7 % des transplantés rénaux, peut rester sans conséquence ou évoluer vers un rejet humoral chronique pouvant conduire à la perte du greffon.

Le but de cette recherche est de mieux comprendre pourquoi certains patients et pas d’autres produisent ces anticorps. Nous étudierons également les mécanismes qui peuvent conduire au rejet humoral chronique. Enfin, nous pourrons mieux comprendre, comment prévenir et traiter ces rejets humoraux chroniques.

L’étude est une étude de cohorte en soins courants et comparera deux groupes de patients : l’un composé de patients, transplantés rénaux, présentant des anticorps contre le greffon, et l’autre, des patients transplantés témoins stables.

Pour répondre à la question posée par l’étude, il est prévu d’inclure 75 patients symptomatiques et 25 patients stables, dans 13 centres de transplantation rénale en France. La recherche durera trois ans et la participation d’un patient sera de un an.

Les analyses sanguines seront faites à l’inclusion et caractériseront les molécules de surfaces (phénotype) et la capacité fonctionnelle des lymphocytes B en comparant des patients stables et ceux ayant développé des anticorps dirigés contre le greffon. 

 

 

  • Jérôme Tourret (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP et Université Pierre et Marie Curie UMR 722 : « Écologie et évolution des microorganismes », Paris) : "Prédiction du risque d’infection urinaire chez les patients greffés d’un rein afin d’améliorer la survie du transplant"

Les infections urinaires affectent la majorité des patients transplantés d’un rein dès la première année après la greffe. Ces infections sont à tort considérées comme bénignes. En effet, certaines laissent des cicatrices rénales responsables d’une perte de la moitié de la fonction du greffon à moyen terme.

Escherichia coli (E. coli) est la principale bactérie responsable d’infections urinaires. Avant d’envahir les voies urinaires, elle doit s’implanter dans le tube digestif. Ce projet de recherche propose donc de prédire le risque de survenue d’une infection urinaire en comparant les populations d’E. coli présentent dans les selles des patients avant la transplantation, au cours d’une infection urinaire (le cas échéant) et 6 mois après la transplantation rénale.

Lutter contre les infections urinaires, c’est lutter pour la survie des greffons. Aujourd’hui la recherche se concentre sur le rejet et la toxicité de certains médicaments et pas sur un problème encore plus fréquent : 15 % de rejets en moyenne en France la première année, contre 70 % d’infections urinaires dans le même temps. Si l’on arrive à prédire le risque d’infection urinaire on pourra alors envisager de nouvelles stratégies de prévention. Cela permettra de diminuer les hospitalisations, la prescription d’antibiotique et d’améliorer la survie des greffons rénaux.

 

 

Les lauréats pour l'année 2012 étaient :

 

  • Jérémy Bellien et Dominique Guerrot (Unité Inserm U 1096, Hôpital Charles Nicolle, CHU de Rouen) : "Les acides époxyeicosatriénoïques jouent-ils un rôle dans les lésions d'ischémie-reperfusion en transplantation rénale ?"

                                

  • Dany Anglicheau (Inserm UMRS 845, Hôpital Necker, Paris) : "Les chimiokines peuvent-elles prédire des lésions du greffon chez les transplantés rénaux ?"