Subvention de Recherche "Syndrome néphrotique acquis"

   

Subvention de recherche "Syndrome néphrotique acquis"

"Vers de nouveaux traitements du syndrome néphrotique idiopathique : de la physiopathologie moléculaire aux thérapeutiques innovantes ?"

       

 

 

 

 

Principes Généraux

Cette subvention est destinée à soutenir des recherches précliniques dans le domaine des syndromes néphrotiques acquis. Malgré les avancées des dernières années, de nombreuses inconnues demeurent quant à la pathogénie des syndromes néphrotiques et de leurs complications métaboliques, la définition de nouvelles cibles thérapeutiques ou de marqueurs du pronostic.

 

Dotation

Un montant total de 50 000 à 150 000 € est alloué à cet appel d’offres par la Fondation du Rein.

 

Thèmes de recherche

Les projets peuvent concerner :

  • la pathogénie moléculaire de l’atteinte glomérulaire responsable du syndrome néphrotique et/ou de ses complications ;
  • l’identification de nouvelle cibles thérapeutiques de l’atteinte glomérulaire et/ou des conséquences métaboliques du syndrome néphrotique ;
  • l’identification de nouveaux biomarqueurs du pronostic, utilisables en clinique ;
  • les études thérapeutiques constituant des preuves de concept.

Cet appel d’offres exclut les projets purement épidémiologiques ou cliniques, ainsi que les projets portant sur les syndromes néphrotiques héréditaires.

Les membres d’équipe de recherche bénéficiant, au moment de la clôture de l’appel d’offre, d’un financement pluriannuel de la Fondation du Rein ne peuvent postuler.

 

Critères d’attribution

Le porteur de projet doit être un chercheur ou un enseignant-chercheur statutaire (universitaire, hospitalier, hospitalo-universitaire, ou employé d’un EPST) travaillant en France ou dans un pays francophone européen. Il est prévu de soutenir une seule équipe, pour des frais d’équipement et/ou de fonctionnement.

Les demandes sont évaluées par un jury composé d’experts principalement francophones et par le conseil scientifique de la Fondation du Rein.

 

 

En 2016, grâce à un don généreux de François et Vincent Dassault de 60 000 € à travers la Fondation Serge Dassault, le lauréat est :

 

  • Dr. Hanz-Kristian Lorenzo (Inserm U1197, Université Paris Sud, CHU de Bicêtre, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre)

    La protéine "CASK" : un outil diagnostique et thérapeutique du syndrome   néphrotique

     



Le Syndrome néphrotique se caractérise par la présence abondante de protéines dans les urines, conséquence d’un défaut de la filtration rénale. Parmi les différents types des syndromes néphrotiques, la forme « idiopathique » (sans origine connue) reste la plus maligne car elle est très résistante aux traitements conventionnels (corticoïdes) et même à la transplantation. Ainsi, le Syndrome Néphrotique Idiopathique (SNI) évolue rapidement vers l’insuffisance rénale terminale condamnant les patients à un traitement par dialyse ce qui entraîne une mauvaise qualité de vie.
 
Notre laboratoire a identifié dans le sérum sanguin de ces patients la présence anormale d’une protéine nommée « CASK ». Nous avons vérifié que cette protéine provoque d’énormes anomalies structurales dans des cellules rénales isolées. Nous avons développés un test afin de l’utiliser comme méthode diagnostique et pronostique de la maladie. De même, nous avons mis au point une souris transgénique qui sécrétera CASK dans le sérum sanguin provoquant ainsi un SNI.
 
Ce serait donc un modèle très utile pour tester l’efficacité des médicaments développés pour lutter contre la maladie. Dans un contexte thérapeutique, nous proposons de bloquer, avec des drogues potentiellement actives, l’action de CASK sur les cellules rénales impliquées, nommées « podocytes ».
 

 

 

 

 

 

En 2015, les lauréats égaient :

 

  • Dr. Alain Doucet (Inserm UMR_S1138, Cnrs ERL 8228, Université Pierre et Marie Curie, Paris)

    Identification des acteurs moléculaires responsables de la   rétention de sel et la formation d’œdèmes au cours du syndrome   néphrotique

     

Le syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes est une maladie rénale à l’origine d’une fuite massive de protéines dans les urines. La physiopathologie de cette maladie qui associe des perturbations immunologiques et rénales semble liée à l’existence d’un facteur circulant qui n’a pas encore été identifié.

Dans ce projet, nous souhaitons clarifier le rôle des lymphocytes T et des lymphocytes B dans la pathogénie de la maladie par l’étude d’une large série de patients dont les caractéristiques cliniques ont été bien étudiées et pour lesquels des prélèvements sanguins ont été réalisés lors de la rechute puis régulièrement suivis en période rémission. Nous souhaitons également étudier les patients qui récidivent le syndrome néphrotique après transplantation rénale afin de comprendre le ou les mécanismes de cette rechute. Nous utiliserons une approche par protéomique différentielle pour identifier les facteurs sécrétés par les lymphocytes et capables d’entraîner une protéinurie importante dans des modèles animaux.

Nous espérons que ce travail contribuera à une meilleure connaissance de la maladie et permettra d’envisager un meilleur dépistage notamment chez les patients dialysés en attente de greffe, avec des perspectives thérapeutiques futures.

 

 

 

  • Dr. Shao-Yu Zhang (Inserm U955, Université Paris-Créteil)

    Mécanismes moléculaires du syndrome néphrotique acquis

     

 

Le syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes est une maladie rénale à l’origine d’une fuite massive de protéines dans les urines. La physiopathologie de cette maladie qui associe des perturbations immunologiques et rénales semble liée à l’existence d’un facteur circulant qui n’a pas encore été identifié. 

Dans ce projet, nous souhaitons clarifier le rôle des lymphocytes T et des lymphocytes B dans la pathogénie de la maladie par l’étude d’une large série de patients dont les caractéristiques cliniques ont été bien étudiées et pour lesquels des prélèvements sanguins ont été réalisés lors de la rechute puis régulièrement suivis en période rémission. Nous souhaitons également étudier les patients qui récidivent le syndrome néphrotique après transplantation rénale afin de comprendre le ou les mécanismes de cette rechute. Nous utiliserons une approche par protéomique différentielle pour identifier les facteurs sécrétés par les lymphocytes et capables d’entraîner une protéinurie importante dans des modèles animaux. 

Nous espérons que ce travail contribuera à une meilleure connaissance de la maladie et permettra d’envisager un meilleur dépistage notamment chez les patients dialysés en attente de greffe, avec des perspectives thérapeutiques futures.

 


 

  • Dr. Laurent Mesnard (Inserm UMR S1155, Urgences néphrologiques et transplantations rénales, Hôpital Tenon, AP-HP,   Université Pierre et Marie Curie, Paris)

    Etude d’anomalies génétiques acquises pouvant être responsables de syndromes néphrotiques

     

Notre projet a pour objectif la confirmation et la recherche d’anomalies de l’ADN trouvées dans le sang des patients présentant un syndrome néphrotique récidivant sur le greffon rénal. Ces anomalies absentes de l’ADN des parents, sont frustes et difficiles à détecter. En effet, elles ne touchent qu’une partie de l’ADN du sang, et ne sont détectables que par les méthodes encore couteuses de séquençage de dernière génération. Ces "mutations", appelons les ainsi, n’ont pour l’instant été trouvées que chez quelques malades.

Grâce à la Fondation du Rein, ces anomalies de l’ADN vont pouvoir être recherchées systématiquement dans en ensemble plus vaste de patients francophones, tous atteints de syndrome néphrotique sévère ; sévère car les ayant conduit à la greffe de rein et aussi récidivant après celle-ci. L’analyse du rôle de ces anomalies de l’ADN non héréditaires pourrait déboucher sur de nouveaux traitements du syndrome néphrotique.

 



 

  • Pr. Renato Monteiro (Inserm UMR 1149, Université Paris Diderot)

    Rôle des chaines légères libres d’immunoglobulines dans le syndrome néphrotique idiopathique

     

Le syndrome néphrotique idiopathique (SNI) de l’enfant, est caractérisé par une perte massive des protéines dans les urines. Le SNI, dont l'expression clinique est exclusivement rénale, est en fait une maladie immunitaire dans laquelle le rein est probablement la cible fonctionnelle d'un facteur soluble circulant encore jamais identifié malgré de très nombreuses tentatives. Nos résultats préliminaires suggèrent que des fragments d'anticorps pourraient être le facteur soluble circulant qui entraîne la dysfonction rénale. Pour ce projet, les enfants sont enrôlés rétrospectivement dans une étude ancillaire de la cohorte NEPHROVIR. 

 

Notre but est de caractériser le rôle de ces fragments d'anticorps impliqués dans la pathogénèse de la maladie en étudiant les lymphocytes B producteurs d'anticorps chez les patients SNI comparés à des contrôles, et en utilisant des culture de cellules rénales humaines, ainsi que le sérum de patients et de contrôles. Il faudra ainsi mettre en évidence quels récepteurs et quels mécanismes sont ciblés par ces facteurs. Ce projet apportera de nouvelles informations sur les mécanismes menant à l’altération de la barrière de filtration rénale et pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le SNI.

 

 

 

En 2015, cette subvention de recherche était dotée par la Fondation du Rein d'un montant de 150 000 € grâce à un don véreux de Monsieur Vincent Dassault à travers la Fondation Serge Dassault., ce qui a permis de primer quatre lauréats.

 

 

Le lauréat pour l'année 2014, pour un montant de 50 000 €,  était le :

 

  • Dr. Vincent Audard (Inserm U955, Equipe 21 “Renal immunopathology and immunomodulation in transplantation”, CHU Henri-Mondor, AP-HP, Créteil)

    Caractérisation des anomalies des lymphocytes B dans le Syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes

     

Le syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes est une maladie rénale à l’origine d’une fuite massive de protéines dans les urines. La physiopathologie de cette maladie qui implique des perturbations immunologiques et rénales serait possiblement liée à l’existence d’un facteur circulant qui n’a pas encore été identifié.

La majorité des études visant à élucider les mécanismes moléculaires mis en jeu en ce qui concerne le versant immunologique de la maladie ont été entreprises sur les lymphocytes T des patients mais des arguments cliniques et thérapeutiques suggèrent aussi une implication des lymphocytes B dans la pathogénie de cette maladie. L’unité Inserm U955 a identifié une nouvelle molécule (c-mip) qui est normalement très faiblement exprimée dans les cellules des sujets sains mais fortement induits dans les lymphocytes T et les podocytes des patients atteints de syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes. Des résultats préliminaires ont permis de démontrer une surexpression de c-mip dans les lymphocytes B des patients en phase de poussée de la maladie. Dans une lignée cellulaire de lymphocytes B disponibles au laboratoire, nous avons montré qu’en présence de c-mip l’activation du lymphocytes B pouvait être modifiée.

Le but de ce projet est de préciser le rôle potentiel des lymphocytes B dans l’apparition du syndrome néphrotique.

 


Cette subvention de recherche était dotée en 2014 par la Fondation du Rein d'un montant de 50 000 € grâce à un don de la Fondation Simonetta.