M. Richard Berry
Mesdames et Messieurs, Bonsoir,
Merci d’être là ce soir,
Je vais commencer avec quelques chiffres qu’il est nécessaire de rappeler il me semble ce soir. Les maladies rénales touchent 3 millions de personnes en France. 35 000 sont actuellement dialysées et plus de 25 000 sont greffées. 7 500 nouveaux patients arrivent Chaque année en dialyse.
Plus d’un tiers de ces personnes n’ont jamais vu de médecin néphrologue. Ce qui est grave, c’est que leur médecin traitant ne les a pas orientés à temps vers un spécialiste. Et c’est d’autant plus grave qu’un dépistage précoce de la maladie rénale peut parfois éviter d’aller en dialyse.
Il existe aujourd’hui aussi des traitements qui peuvent ralentir l’évolution de l’insuffisance rénale. C’est important de le savoir, parce qu’un médecin qui ne fait pas le diagnostic ou n’oriente pas le patient à temps vers le néphrologue lui fait perdre une chance de vie de son rein, parfois une chance de vie tout court, et cela, nous ne pouvons pas l’accepter sans réagir.
C’est tout l’enjeu du dépistage et de la prise en charge précoce de ces maladies et surtout, de l’insuffisance rénale chronique.
C’est pourquoi je me réjouis qu’il existe enfin une Journée Mondiale du Rein qui fera connaître au grand public l’existence des maladies rénales. Ce ne sont pas des maladies honteuses qu’il faut cacher. Cela peut arriver à tout le monde. Personne n’est à l’abri. Johnny Depp et Vanessa Paradis viennent de le vivre douloureusement avec leur petite fille. C’est toujours plus cruel lorsqu’il s’agit d’un enfant, de son enfant.
C’est pour cette raison aussi que Johnny Depp parraine cette Journée Mondiale du Rein aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs un des nombreux points communs que j’ai avec Johnny Depp.
Et puis très souvent, je devrais dire trop souvent, la maladie rénale, surtout lorsqu’elle est d’origine génétique, n’a pas encore de traitement. C’est le cas par exemple du syndrome d’Alport dont souffre ma sœur Marie.
C’est pour ces maladies rénales qu’on ne connait pas encore qu’il faut aider la recherche. C’est ce que fait la Fondation du Rein. C’est ce que fait l’AIRG que j’ai d’ailleurs le plaisir de parrainer.
Et quand il n’existe pas de traitement de la cause de la maladie rénale, la personne doit être dialysée.
Mais je voudrais dire ici ce soir qu’il y a un moyen d’échapper à la contrainte de la dialyse pour beaucoup : c’est la greffe. Mais il n’y a pas de greffe sans don d’organe. Et il n’y a pas de greffe sans donneur. Et là, riches ou pauvres, nous pouvons tous donner nos organes.
C’est simple, il suffit de le savoir, de le faire savoir. C’est le combat que je mène depuis plusieurs années. Ma mère m’a montré l’exemple, dans la discrétion et la dignité. Il faut savoir que donner, c’est utile. Cela peut sauver des vies !
Richard Berry
Président d’honneur de la Journée Mondiale du Rein
Président d’Honneur du Gala de la Fondation du Rein

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