TEMOIGNAGES

Intervention de Dr Brigitte Lantz - 10 mars 2010

 

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Mesdames et Messieurs les Ministres,

Votre Altesse Royale, Chère Chantal,

Chers Amis,

 

Bonsoir.

 

Notre gala devenu traditionnel est un moment très heureux pour la néphrologie française, porteur d'espoir pour les patients atteints de maladie rénale tout comme pour les chercheurs. Cette année, nous voulons l'associer à trois êtres chers qui viennent de nous quitter. C'est à eux que nous dédions cette soirée.

 

Je souhaite vous dire quelques mots du Docteur Renée Habib – Nénette, comme nous l'appelions affectueusement.

 

Pédiatre et pathologiste, Nénette a consacré toute sa vie professionnelle aux maladies du rein chez l'enfant à l'Hôpital Necker – Enfants-Malades. Elle a été la première à décrire nombre de lésions observées à la biopsie rénale, telles que celles du syndrome hémolytique et urémique, ou du syndrome néphrotique de l'enfant.

 

Ce directeur de recherches hors norme de l'Inserm a formé des générations d'internes en pathologie rénale. Le Dr Renée Habib a reçu les plus hautes distinctions scientifiques de plusieurs pays. Nous voulons dire à ses enfants, Laurent, Marie-Claire et Marc, qui sont avec nous ce soir, toute notre affection.

 

Parler du Professeur Michel Paillard m'est à la fois plus simple et plus difficile. Plus simple parce qu'il a été mon maître et qu'il était l'ami qui m'a donné ma première chance professionnelle hospitalière – Je ne l'oublierai jamais.

 

Cela est plus difficile aussi car Michel était un être réservé et discret.

 

Nombreux en France et à l'Etranger connaissaient les travaux de ce néphrologue et physiologiste sur le fonctionnement normal et pathologique du rein. Mais peu connaissaient ses qualités humaines.

 

Chef de service à l'Hôpital européen Georges Pompidou, directeur d'une unité de recherche Inserm, Conseiller pour la recherche de plusieurs ministres et du directeur général de l'INSERM, ancien doyen de la faculté de médecine, Michel Paillard savait concilier avec talent les trois dimensions essentielles à la fonction hospitalo-universitaire : le soin, intensément porté par un profond humanisme ; l'enseignement, vecteur essentiel de la transmission du savoir entre les générations médicales ; et la recherche clinique, symbole du dynamisme scientifique de nos hôpitaux. J

 

e voudrais dire à son épouse Françoise et à ses enfants Delphine et Emmanuel toute notre affection et la reconnaissance de la Fondation du Rein.

 

Je souhaiterai vous parler maintenant de Marie. Elle était une petite fille gaie et courageuse, qui s'est battue comme une lionne contre le syndrome hémolytique et urémique d'origine génétique, dont elle souffrait depuis l'âge de un mois.

 

Malgré la dialyse et son jeune âge, Marie n'hésitait jamais à participer aux ateliers de travail de l'Association pour l'information et la recherche sur les maladies rénales, dont sa maman, Anne Graftiaux, était la présidente.

 

Marie expliquait aux autres enfants comment vivre leur maladie, avec ses mots d'enfant, ce qu'aucun adulte ne peut faire aussi bien. Son courage reste un exemple pour chacun de nous.

 

Nous voulons vous dire, Chère Anne et Cher Thierry, que nous n'oublierons jamais votre petit ange.

 

 

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