COVID-19, complications rénales  et maladies rénales pré-existantes

L’atteinte rénale est une complication fréquente chez les patients hospitalisés en unité de soins intensifs pour un syndrome de détresse respiratoire aiguë dû à la COVID-19. Plusieurs mécanismes physiopathologiques sont impliqués, parmi lesquelles une hypoperfusion rénale liée à la ventilation mécanique et à l’orage cytokinique, ou encore à une toxicité directe du virus Sars-CoV-2 sur les cellules du rein.

Le recours à la dialyse est de l’ordre de 20 % chez ces patients de réanimation. Elle est rendue difficile par leur état d’hypercoagulabilité, à l’origine de thromboses précoces du filtre de dialyse.

Par ailleurs, les patients souffrant d’une maladie rénale chronique sont davantage susceptibles que d’autres de développer une forme grave de la maladie, surtout lorsqu’ils reçoivent un traitement immunosuppresseur (ex.: greffés) ou qu’ils sont dialysés.

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66 % de votre don est déductible de vos impôts, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Ainsi, un don de 100 € ne vous coûte en réalité que 34 €. Vous recevrez un reçu fiscal avant la fin de l’année.

 

Journée Mondiale du Rein 2021

Le saviez-vous ? L’atteinte rénale est une complication fréquente chez les patients hospitalisés en unité de soins intensifs pour un syndrome de détresse respiratoire aiguë dû à la COVID-19. La Journée Mondiale du Rein de 2021 mettra l’accent sur l’importance du dépistage précoce des maladies rénales, mais aussi sur les complications rénales de la COVID-19.

Le 11 mars 2021 aura lieu la prochaine Journée Mondiale du Rein 2021, destinée à informer le grand public sur l’importance des maladies rénales et leur prévention. Traditionnellement a lieu la veille au soir le traditionnel gala de la Fondation du Rein destiné à récolter des fonds pour la recherche sur les maladies rénales, la dialyse et la greffe. Malheureusement, il ne pourra pas encore une fois avoir lieu le 10 mars en raison de la pandémie et la fermeture des salles de spectacles, mais vous pouvez, si vous le désirez, continuer à soutenir la Fondation du Rein en faisant un don pour la recherche médicale sur les maladies rénales en cliquant sur ce lien. Nous vous remercions de votre générosité.

Parallèlement et dans ce cadre, pour la 16ème année consécutive, France Rein organisera, du 6 au 13 mars 2021 la Semaine Nationale du ReinPartout en France, des lieux de dépistage et d’information gratuits seront ouverts. La liste des lieux d’information et de dépistage est en ligne sur le site de France ReinPour bien vivre, ménagez vos reins : Parlez en avec votre médecin, telle est la thématique de cette 16ème Semaine Nationale du ReinEn effet, 6 millions de personnes en France ont les reins malades et l’ignorent. Lorsqu’elles s’en rendent compte, il est souvent trop tard. C’est pourtant en s’informant sur ces pathologies et les risques qui y sont associés et en se faisant dépister qu’il est possible de retarder, voire d’éviter l’insuffisance rénale. Le surpoids, le diabète et l’hypertension artérielle sont autant de facteurs aggravants.

Cette Semaine Nationale du Rein sera déclinée au travers de rencontres et colloques virtuels, compte tenu de la pandémie, organisés dans le réseau France Rein en partenariat avec la  Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), Rénif et la Fondation du Rein. Notamment, durant cette semaine, la SFNDT sera également présente notamment avec la mise en place de 3 webinaires. Celui du mardi 9 mars à 17 h sera organisé en collaboration avec France Rein et destiné aux patients.

Le Gala de la Fondation du Rein ne pourra donc avoir lieu qu’en fin 2021

En effet, la recrudescence des contaminations par le virus SARS-CoV-2, et les confinements et couvre-feu qu’elle a entraînés, nous ont conduits à annuler le gala annuel de la Fondation 2020 et à le reporter en fin 2021. Cette soirée sera à la mémoire des victimes de la COVID-19, dont de nombreux patients et professionnels de santé. Vos places réservées en 2020 seront, bien entendu si vous le souhaitez, valables pour le Gala de 2021.

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Vaccination contre la COVID-19

Selon l’avis du Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale du 13 janvier 2021, les patients souffrant d’une insuffisance rénale à partir du stade 4, c’est-à-dire ayant un débit de filtration glomérulaire (DFG) inférieur à 30 ml/min/1,73 m2, et les patients dialysés ou greffés, peuvent être vaccinés prioritairement dès le lundi 18 janvier 2021 en centre de vaccination Covid-19.

Vaccination anti-SARS-CoV-2 et maladies rénales pré-existantes

Les patients souffrant d’une maladie rénale chronique sont davantage susceptibles que d’autres de développer une forme grave de COVID-19, surtout lorsqu’ils reçoivent un traitement immunosuppresseur (ex.: greffés) ou qu’ils sont dialysés.

Ces patients sont prioritaires et peuvent accéder aux centres de vaccination, sur rendez-vous, et être vaccinés sur présentation d’une prescription médicale. La prise de rendez-vous est possible depuis le vendredi 15 janvier 2021 sur le site Internet sante.fr.

Les patients insuffisants rénaux, greffés et transplantés, peuvent demander à leur médecin traitant ou à leur néphrologue une prescription pour se faire vacciner en centre de vaccination.

La vaccination reste possible par les services de néphrologie – transplantation, en fonction des organisations en place. En pratique, les patients dialysés seront très vraisemblement vaccinés dans leur centre de dialyse, où l’organisation est plus simple.

La campagne de vaccination contre la COVID-19 vient de commencer en France à partir d’un vaccin à ARN messager, Comirnaty® à ARNm – BNT162b2 – développé par les firmes BioNTech et Pfizer, ayant reçu l’AMM conditionnelle en Europe le 21 décembre 2020 et validé le 24 décembre par la Haute Autorité de Santé en France. Ce vaccin montre une efficacité élevée avec un taux d’immunisation supérieur à 90 % après 2 doses injectées à 3 semaines d’intervalle sur des populations de patients volontaires sains. Les principaux effets secondaires notés sont des douleurs au point d’injection, une fatigue et des céphalées, correspondant à des évènements bénins couramment observés après toute vaccination. Le Vaccin Moderna COVID-19 mRNA (nucleoside modified) du laboratoire Moderna a été validé par la Haute Autorité de Santé le 8 janvier 2021.

La Société Francophone de Transplantation a réalisé un flyer à l’attention des patients greffés expliquant cette vaccination contre la COVID-19 qui répond parfaitement à leurs interrogations.

Pour les patients souffrant d’une maladie rénale chronique, il existe également en France depuis le 6 février 2021 un vaccin (AZD1222), plus classique, utilisant la technique du vecteur viral, du laboratoire AstraZeneca. Ce procédé n’injecte pas l’agent infectieux de la maladie, en l’occurrence le SARS-CoV-2, sous forme vivante ou inactive, mais un vecteur inoffensif contenant un ou plusieurs gènes de l’agent infectieux codant les antigènes capables d’être reconnus par le système immunitaire. Le Covid-19 Vaccine AstraZeneca® utilise un adénovirus responsable de rhumes chez le chimpanzé, modifié de façon à contenir le matériel génétique codant pour la protéine de pointe dite protéine “spike” (protéine S) du virus SARS-CoV-2, mais ne se réplique pas chez l’homme. Après la vaccination, la protéine de surface S est produite, amorçant le système immunitaire qui développe des anticorps contre cette protéine qui empêche la pénétration du virus SARS-CoV-2 dans l’organismeLa vaccination peut s’accompagner de syndromes grippaux (fièvre élevée, courbatures ou céphalées). Le vaccin doit être transporté et stocké à des températures comprises entre 2 et 8°C et se conserve donc dans un simple réfrigérateur.

Traitement par anticorps monoclonaux des formes précoces de COVID-19

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a autorisé la mise à disposition d’un premier anticorps monoclonal pour le traitement de certaines formes symptomatiques légères à modérées

La spécialité pharmaceutique BAMLANIVIMAB® 35 mg/ml, flacon de 20 ml, solution à diluer pour perfusion des laboratoires Eli Lilly SAS, en monothérapie est le premier anticorps monoclonal disponible en France, sous le statut d’Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU) de cohorte. Cet anticorps monoclonal vient compléter les mesures thérapeutiques déjà mises en place pour traiter les patients susceptibles de développer des formes graves de la COVID-19.

L’administration d’anticorps monoclonaux, ayant une activité neutralisante dirigée contre la protéine spicule du SARS-CoV- 2 en empêchant la pénétration du virus dans les cellules et ainsi en luttant contre sa réplication pourrait neutraliser le virus à la phase précoce de l’infection.

En l’absence de disponibilité d’association d’anticorps monoclonaux, le Bamlanivimab® en monothérapie, est indiqué pour le traitement des formes symptomatiques légères à modérées de COVID-19 chez les adultes non hospitalisés pour la maladie ayant un test virologique de détection du SARS-CoV-2 positif, et étant à risque élevé d’évolution vers une forme grave de COVID-19.

Pour garantir un maximum d’efficacité, ce traitement doit être initié dans un délai maximal de 5 jours après le début des symptômes. L’efficacité de ce traitement sur les variantes 20H/501Y.V2, dite “sud-africaine”, et 20J/501Y.V3, dite “brésilienne”, n’est pas démontrée.

La prescription de ce médicament bénéficiant d’une ATU de cohorte (lien vers le site internet de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) www.ansm.sante.fr, rubrique ATU) est réservée à un médecin hospitalier et son administration intraveineuse doit être réalisée dans un environnement hospitalier.

L’ATU du 27 février 2021 rappelle que l’utilisation de Bamlanivimab® peut favoriser la sélection des mutations de novo de résistance. Dans la mesure où la mutation E484K est péjorative pour l’activité de la monothérapie de Bamlanivimab® et qu’elle est sélectionnée sous traitement, l’utilisation de cette monothérapie nécessite d’être pesée au cas par cas dans l’attente de l’accessibilité d’association d’anticorps monoclonaux

Tenant compte de l’avis l’ANRS-Maladies Infectieuses Émergentes pour Bamlanivimab® en monothérapie, l’ANSM a défini les populations cibles suivantes :

  1. Les patients ayant un déficit de l’immunité lié à une pathologie ou à des traitements :
  • Chimiothérapie en cours ;
  • Transplantation d’organe solide ;
  • Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
  • Maladie rénale avec un débit de filtration glomérulaire < 30 ml/min ou dialyse ;
  • Lupus systémique ou vascularite avec traitement immunodépresseur ;
  • Traitement par corticoïde > 15 mg/semaine ;
  • Traitement immunodépresseur incluant le Rituximab ;
  • Fibrose pulmonaire idiopathique ;
  • Pathologies rares du foie ;
  • Myopathies avec capacité vitale forcée < 70 % ;
  • Autres pathologies rares définies par les filières de santé maladies rares (FSMR).
  1. Les patients âgés de plus de 80 ans, en ciblant les patients les plus sévères au regard des comorbidités

Patients vaccinés : Si jugé nécessaire en cas d’infection post-vaccination contre le SARS-CoV-2, chez des patients répondant aux critères prédéfinis, le Bamlanivimab® pourra être administré en tenant compte de l’absence de données spécifiques à ce jour dans cette situation.

La population cible est susceptible d’évoluer en fonction de l’état des connaissances scientifiques et du contexte épidémique.

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Née en 2002 à l’initiative de professionnels de santé et de patients souffrant d’une maladie rénale et de leurs familles,
la Fondation du Rein est abritée par la Fondation pour la Recherche Médicale. Elle souhaite :

– Financer des projets de recherche sur les maladies rénales, la dialyse et la greffe,
– Développer la prévention de ces maladies, par l’information et le dépistage précoce,
– Inciter au don de rein,
– Aider les patients à mieux vivre avec leur maladie.

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