COVID-19, complications rénales  et maladies rénales pré-existantes

L’atteinte rénale est une complication fréquente chez les patients hospitalisés en unité de soins intensifs pour un syndrome de détresse respiratoire aiguë dû à la COVID-19. Plusieurs mécanismes physiopathologiques sont impliqués, parmi lesquelles une hypoperfusion rénale liée à la ventilation mécanique et à l’orage cytokinique, ou encore à une toxicité directe du virus Sars-CoV-2 sur les cellules du rein.

Le recours à la dialyse est de l’ordre de 20 % chez ces patients de réanimation. Elle est rendue difficile par leur état d’hypercoagulabilité, à l’origine de thromboses précoces du filtre de dialyse.

Par ailleurs, les patients souffrant d’une maladie rénale chronique sont davantage susceptibles que d’autres de développer une forme grave de la maladie, surtout lorsqu’ils reçoivent un traitement immunosuppresseur (ex.: greffés) ou qu’ils sont dialysés. Ainsi, le taux d’infection au SARS-CoV-2 a été de 3,3 % dans la population française des patients dialysés, soit treize fois plus important que celui de la population française en générale.

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Journée Mondiale du Rein 2021

Le saviez-vous ? L’atteinte rénale est une complication fréquente chez les patients hospitalisés en unité de soins intensifs pour un syndrome de détresse respiratoire aiguë dû à la COVID-19. La Journée Mondiale du Rein de 2021 mettra l’accent sur l’importance du dépistage précoce des maladies rénales, mais aussi sur les complications rénales de la COVID-19.

Le 11 mars 2021 a eu lieu la 16ème Journée Mondiale du Rein 2021, destinée à informer le grand public sur l’importance des maladies rénales et leur prévention. Traditionnellement a lieu la veille au soir le traditionnel gala de la Fondation du Rein destiné à récolter des fonds pour la recherche sur les maladies rénales, la dialyse et la greffe. Malheureusement, il n’a pas pu encore une fois avoir lieu le 10 mars en raison de la pandémie et la fermeture des salles de spectacles, mais vous pouvez, si vous le désirez, continuer à soutenir la Fondation du Rein en faisant un don pour la recherche médicale sur les maladies rénales en cliquant sur ce lien. Nous vous remercions de votre générosité.

Parallèlement et dans ce cadre, pour la 16ème année consécutive, France Rein organise, du 6 au 13 mars 2021 la Semaine Nationale du ReinPartout en France, des lieux de dépistage et d’information gratuits seront ouverts. La liste des lieux d’information et de dépistage est en ligne sur le site de France ReinPour bien vivre, ménagez vos reins : Parlez en avec votre médecin, telle est la thématique de cette 16ème Semaine Nationale du ReinEn effet, 6 millions de personnes en France ont les reins malades et l’ignorent. Lorsqu’elles s’en rendent compte, il est souvent trop tard. C’est pourtant en s’informant sur ces pathologies et les risques qui y sont associés et en se faisant dépister qu’il est possible de retarder, voire d’éviter l’insuffisance rénale. Le surpoids, le diabète et l’hypertension artérielle sont autant de facteurs aggravants.

Cette Semaine Nationale du Rein est déclinée au travers de rencontres et colloques virtuels, compte tenu de la pandémie, organisés dans le réseau France Rein en partenariat avec la  Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), Rénif et la Fondation du Rein. Notamment, durant cette semaine, la SFNDT est également présente notamment avec la mise en place de 3 webinaires. Celui du mardi 9 mars à 17 h a été organisé en collaboration avec France Rein et était destiné aux patients.

Le Gala de la Fondation du Rein ne pourra donc avoir lieu qu’en fin 2021

En effet, la recrudescence des contaminations par le virus SARS-CoV-2, et les confinements et couvre-feu qu’elle a entraînés, nous ont conduits à annuler le gala annuel de la Fondation 2020 et à le reporter en fin 2021. Cette soirée sera à la mémoire des victimes de la COVID-19, dont de nombreux patients et professionnels de santé. Vos places réservées en 2020 seront, bien entendu si vous le souhaitez, valables pour le Gala de 2021.

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Vaccination contre la COVID-19

Selon l’avis du Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale du 13 janvier 2021, les patients souffrant d’une insuffisance rénale à partir du stade 4, c’est-à-dire ayant un débit de filtration glomérulaire (DFG) inférieur à 30 ml/min/1,73 m2, et les patients dialysés ou greffés, peuvent être vaccinés prioritairement dès le lundi 18 janvier 2021 en centre de vaccination Covid-19.

Vaccination anti-SARS-CoV-2 et maladies rénales pré-existantes

Les patients souffrant d’une maladie rénale chronique sont davantage susceptibles que d’autres de développer une forme grave de COVID-19, surtout lorsqu’ils reçoivent un traitement immunosuppresseur (ex.: greffés) ou qu’ils sont dialysés.

Ces patients sont prioritaires et peuvent accéder aux centres de vaccination, sur rendez-vous, et être vaccinés sur présentation d’une prescription médicale. La prise de rendez-vous est possible depuis le vendredi 15 janvier 2021 sur le site Internet sante.fr.

Les patients insuffisants rénaux, greffés et transplantés, peuvent demander à leur médecin traitant ou à leur néphrologue une prescription pour se faire vacciner en centre de vaccination.

La vaccination reste possible par les services de néphrologie – transplantation, en fonction des organisations en place. En pratique, les patients dialysés seront très vraisemblement vaccinés dans leur centre de dialyse, où l’organisation est plus simple.

La campagne de vaccination contre la COVID-19 vient de commencer en France à partir d’un vaccin à ARN messager, Comirnaty® à ARNm – BNT162b2 – développé par les firmes BioNTech et Pfizer, ayant reçu l’AMM conditionnelle en Europe le 21 décembre 2020 et validé le 24 décembre par la Haute Autorité de Santé en France. Ce vaccin montre une efficacité élevée avec un taux d’immunisation supérieur à 90 % après 2 doses injectées à 3 semaines d’intervalle sur des populations de patients volontaires sains. Les principaux effets secondaires notés sont des douleurs au point d’injection, une fatigue et des céphalées, correspondant à des évènements bénins couramment observés après toute vaccination. Le Vaccin Moderna COVID-19 mRNA (nucleoside modified) du laboratoire Moderna a été validé par la Haute Autorité de Santé le 8 janvier 2021.

La Société Francophone de Transplantation a réalisé un flyer à l’attention des patients greffés expliquant cette vaccination contre la COVID-19 qui répond parfaitement à leurs interrogations.

Pour les patients souffrant d’une maladie rénale chronique, il existe également en France depuis le 6 février 2021 un vaccin (AZD1222), plus classique, utilisant la technique du vecteur viral, du laboratoire AstraZeneca. Ce procédé n’injecte pas l’agent infectieux de la maladie, en l’occurrence le SARS-CoV-2, sous forme vivante ou inactive, mais un vecteur inoffensif contenant un ou plusieurs gènes de l’agent infectieux codant les antigènes capables d’être reconnus par le système immunitaire. Le Covid-19 Vaccine AstraZeneca® utilise un adénovirus responsable de rhumes chez le chimpanzé, modifié de façon à contenir le matériel génétique codant pour la protéine de pointe dite protéine “spike” (protéine S) du virus SARS-CoV-2, mais ne se réplique pas chez l’homme. Après la vaccination, la protéine de surface S est produite, amorçant le système immunitaire qui développe des anticorps contre cette protéine qui empêche la pénétration du virus SARS-CoV-2 dans l’organismeLa vaccination peut s’accompagner de syndromes grippaux (fièvre élevée, courbatures ou céphalées). Le vaccin doit être transporté et stocké à des températures comprises entre 2 et 8°C et se conserve donc dans un simple réfrigérateur.

Traitement par anticorps monoclonaux des formes précoces de COVID-19

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) permet l’utilisation en accès précoce de deux bithérapies d’anticorps monoclonaux dans un cadre sécurisé pour traiter les patients adultes à risque de forme grave de la COVID-19 dès l’apparition des symptômes. 

Deux autorisations temporaires d’utilisation de cohorte (ATUc) ont été données pour les bithérapies casirivimab/imdevimab du laboratoire Roche et bamlanivimab/etesevimab) du laboratoire Lilly France par l’ANSM. Ces bithérapies peuvent être utilisées chez les personnes à risque élevé de développer une forme grave de la COVID-19, en raison d’une immunodépression liée à une pathologie ou des traitements, d’un âge avancé ou de la présence de comorbidités.

Ces anticorps monoclonaux sont conçus pour cibler spécifiquement la protéine S située à la surface du SARS-CoV-2, neutralisant ainsi la capacité du virus à se fixer et à pénétrer dans les cellules humaines. Des données préliminaires issues des études cliniques suggèrent un intérêt de ces traitements dans la prise en charge des personnes à haut risque d’évolution vers une forme grave de la COVID-19, quand ils sont administrés au tout début de la maladie.

Les conditions de mise à disposition en France de ces anticorps monoclonaux ont été élaborées en lien avec l’Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Maladies Infectieuses Émergentes (ANRS-MIE) et les Centres Nationaux de Référence (CNR) des virus respiratoires. Ces conditions pourront être réévaluées sur la base de nouvelles données d’efficacité et de sécurité. 

Un suivi de pharmacovigilance a été mis en place pour assurer une surveillance continue des effets indésirables rapportés avec ces anticorps monoclonaux.

A ce jour, aucun anticorps monoclonal ne dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe pour le traitement de la maladie COVID-19. Ces anticorps monoclonaux font l’objet d’un accès précoce au niveau international. Une procédure d’évaluation continue  (“rolling review”) d’une demande d’AMM pour ces deux associations d’anticorps monoclonaux est en cours à l’Agence européenne des médicaments (EMA). Dans l’attente, les bithérapies casirivimab/ imdevimab  et bamlanivimab/etesevimab ont récemment fait l’objet d’un avis favorable de l’EMA pour une utilisation précoce de ces traitements chez les patients les plus fragiles.

Vous trouverez ci-dessous un document d’information à destination des patients élaboré par le ministère des Solidarités et de la Santé qui explique les conditions d’éligibilité aux bithérapies d’anticorps monoclonaux. Vous pouvez le télécharger en cliquant sur l’image ci-dessous.

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