Colloque de la Journée Mondiale 2020 

Comme chaque annĂ©e, Ă  l’occasion de la JournĂ©e Mondiale du Rein, un colloque est organisĂ© sur la thĂ©matique retenu par le World Kidney Day. En 2020, le thĂšme de la JournĂ©e Mondiale du Rein 2020 est : “La santĂ© rĂ©nale pour tous et partout : de la prĂ©vention aux soins de santĂ© et au traitement.” Il concerne la prĂ©vention et la dĂ©tection des maladies rĂ©nales et leurs disparitĂ©s dans la sociĂ©tĂ© et dans le monde.  Ce colloque, organisĂ© par la Fondation du Rein en collaboration avec Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santĂ©), les sociĂ©tĂ©s savantes (SociĂ©tĂ© Francophone de NĂ©phrologie, Dialyse et Transplantation et SociĂ©tĂ© de NĂ©phrologie PĂ©diatrique) et les associations de patients (France Rein, Association pour l’information et la recherche sur les maladies rĂ©nales gĂ©nĂ©tiques – AIRG-France, Ligue Rein et SantĂ©, Association des malades d’un syndrome nĂ©phrotique-AMSN, Association Polykystose France et Trans-Forme) devait avoir lieu le jeudi 12 mars 2020, Ă  l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine.

En raison des risques inhĂ©rents Ă  l’épidĂ©mie de coronavirus et du principe de prĂ©caution Ă©mis par les diffĂ©rentes autoritĂ©s sanitaires et gouvernementales, nous avons dĂ» prendre, Ă  grand regret, la dĂ©cision de reporter ce colloque, libre d’accĂšs au public, au Lundi 15 juin 2020. Le lieu de cet Ă©vĂ©nement vous sera prĂ©ciser dans les prochains jours. Son programme reste inchangĂ©.

Maladie frĂ©quente et souvent silencieuse, la maladie rĂ©nale chronique nĂ©cessite une mobilisation de tous les acteurs pour la dĂ©pister plus prĂ©cocement, et prĂ©venir ainsi les risques de survenue et/ou d’aggravation de l’insuffisance rĂ©nale. L’accĂšs au dĂ©pistage et Ă  la meilleure prise en charge possible doit pouvoir ĂȘtre rĂ©alisĂ©e, quels que soient le lieu et les conditions socio-Ă©conomique des personnes dans notre pays et dans le monde. Au cours de ce colloque, des personnalitĂ©s scientifiques, des praticiens et des patients feront le point sur les avancĂ©es les plus rĂ©centes dans ce domaine.

Vous pouvez tĂ©lĂ©charger le programme 2020 en cliquant sur l’image ci-dessous. Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur ce lien d’inscription.

Colloque de la Journée Mondiale 2019 

A l’occasion de la JournĂ©e Mondiale du Rein 2019, un colloque a eu lieu le mercredi 13 mars 2019, Ă  l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine, dont le thĂšme Ă©tait celui de la JournĂ©e Mondiale du Rein 2019. Il concernait les maladies rĂ©nales et leurs disparitĂ©s de prĂ©vention et de traitement dans la sociĂ©tĂ© et dans le monde. Ce colloque, organisĂ© par la Fondation du Rein en collaboration avec Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santĂ©), les sociĂ©tĂ©s savantes (SociĂ©tĂ© francophone de NĂ©phrologie, dialyse et transplantation et SociĂ©tĂ© de NĂ©phrologie PĂ©diatrique) et les associations de patients (France Rein, Association pour l’information et la recherche sur les maladies rĂ©nales gĂ©nĂ©tiques – AIRG-France, Ligue Rein et SantĂ©, Association des malades d’un syndrome nĂ©phrotique-AMSN, Association Polykystose France et Trans-Forme), Ă©tait libre d’accĂšs au public et a connu un vif succĂšs.

Vous pouvez tĂ©lĂ©charger le programme de 2019 en cliquant sur l’image ci-dessous.

Vous pouvez visualiser ou télécharger chacune des présentations du colloque 2019 en cliquant sur les images ci-dessous.

Colloque de la Journée Mondiale 2018

A l’occasion de la JournĂ©e Mondiale du Rein 2018, la Fondation du Rein, en partenariat avec l’Institut Physiopathologie, MĂ©tabolisme, Nutrition de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la SantĂ© (AVIESAN), les sociĂ©tĂ©s savantes (SociĂ©tĂ© francophone de NĂ©phrologie, dialyse et transplantation et SociĂ©tĂ© de NĂ©phrologie PĂ©diatrique) et les associations de patients (France Rein, Association pour l’information et la recherche sur les maladies rĂ©nales gĂ©nĂ©tiques – AIRG-France, Ligue Rein et SantĂ©, Association des malades d’un syndrome nĂ©phrotique-AMSN, Association Polykystose France et Trans-Forme, a organisĂ© un colloque “Le rein & la santĂ© de la femme : Un facteur majeur Ă  ne pas nĂ©gliger !” le mercredi 7 mars 2018, qui a rĂ©uni Ă  l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine des professionnels de santĂ©, des patients et des chercheurs concernĂ©s par les maladies rĂ©nales de la femme, leur prĂ©vention et leur prise en charge.

Il Ă©tait libre d’accĂšs au public. Vous pouvez tĂ©lĂ©charger le programme de ce colloque, en cliquant sur ce lien ou l’image ci-dessous et les diffĂ©rentes prĂ©sentations des orateurs en liquant sur chacune des prĂ©sentations.

Colloque de la Journée Mondiale 2017

A l’occasion de la JournĂ©e Mondiale du Rein de 2017, la Fondation du Rein, en partenariat avec l’Institut Physiopathologie, MĂ©tabolisme, Nutrition de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la SantĂ© (AVIESAN), a organisĂ© un colloque “Une vie saine pour des reins sains !” le jeudi 9 mars 2017, qui a rĂ©uni Ă  l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine des professionnels de santĂ©, des patients et des chercheurs concernĂ©s par l’obĂ©sitĂ© et ses consĂ©quences rĂ©nales, leur prĂ©vention et leur prise en charge. Vous pouvez tĂ©lĂ©charger le programme de ce colloque qui Ă©tait ouvert au public, en cliquant sur ce lien.

Vous pouvez également visionner les présentations des intervenants
à ce colloque en cliquant sur chacun des diaporamas ci-dessous.


ParallÚlement, plusieurs colloques et rencontres avec les patients et professionnels de santé, organisés dans le cadre de la Journée Mondiale du Rein, se sont tenus en région, comme à Marseille ou à Lyon. Ces colloques étaient également ouverts au public aprÚs inscription.

Colloque de la Journée Mondiale 2016

Le colloque de la JournĂ©e Mondiale du Rein du jeudi 10 mars 2016, organisĂ© par la Fondation du Rein, en partenariat avec l’Institut Physiopathologie, MĂ©tabolisme, Nutrition de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la SantĂ© (AVIESAN), avait pour thĂšme “Prendre soin de ses reins pour sa santĂ© de demain !”.

Ce colloque a rĂ©uni Ă  l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine des professionnels de santĂ©, des patients et des chercheurs concernĂ©s par les maladies rĂ©nales de l’enfant, leur prĂ©vention et leur prise en charge. La matinĂ©e Ă©tait consacrĂ©e Ă  la recherche : “Agir tĂŽt pour prĂ©venir : de la recherche au patient”, et l’aprĂšs-midi “Grandir avec une maladie rĂ©nale” Ă©tait plus particuliĂšrement axĂ©e sur les soins, la dialyse et la greffe rĂ©nale chez l’enfant et leur impact psycho-sociale sur lui et sa famille. Vous pouvez tĂ©lĂ©charger le programme de ce colloque qui Ă©tait ouvert au public, en cliquant sur ce lien.

Vous pouvez également lire les diaporamas des présentations des orateurs en cliquant sur chaque des présentations ci-dessous.

Colloque de la Journée Mondiale 2015

Le colloque de la JournĂ©e Mondiale du Rein du 26 mars 2015 avait pour thĂšmeDes reins en bonne santĂ© : c’est vital pour tous !“.

Ce colloque a rĂ©uni Ă  l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine des professionnels de santĂ©, des patients et des chercheurs concernĂ©s par ce sujet. L’aprĂšs-midi, plus particuliĂšrement axĂ©e sur les disparitĂ©s d’accĂšs aux soins, Ă  la dialyse et Ă  la greffe rĂ©nale, a Ă©tĂ© ouverte par Monsieur Claude Evin, Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence rĂ©gionale de santĂ© d’Ile-de-France et ancien ministre, qui a exposĂ© le plan francilien de lutte contre les inĂ©galitĂ©s d’accĂšs aux soins.

Vous pouvez visionner les interventions des orateurs en cliquant sur chacune vidéos ci-dessous.

Colloque de la Journée Mondiale 2014

La Fondation du Rein, en partenariat avec l’Institut Circulation, MĂ©tabolisme, Nutrition de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la SantĂ© (AVIESAN), a organisĂ© un colloque “Maladies rĂ©nales et vieillissement” le 13 mars 2014. Depuis cette annĂ©e, les rencontres-dĂ©bats organisĂ©es par Aviesan ont fusionnĂ©es avec le Colloque de la JournĂ©e Mondiale du Rein organisĂ© par notre Fondation.

Ce colloque a rĂ©uni Ă  l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine des professionnels de santĂ©, des patients et des chercheurs concernĂ©s par ce sujet. Si vous le souhaitez, vous pouvez tĂ©lĂ©charger les prĂ©sentations des orateurs en cliquant sur ce lien. Vous pouvez Ă©galement lire ci-aprĂšs les interviews des orateurs et consulter le programme en cliquant sur l’image ci-dessous.

En 2014, le thĂšme de la JournĂ©e portait sur les maladies rĂ©nales et le vieillissement. C’est un sujet trĂšs vaste qui suscite non seulement de nombreuses inquiĂ©tudes de la part des malades mais aussi des prĂ©occupations de la part des professionnels de santĂ©.

L’espĂ©rance de vie s’allongeant, l’évaluation et la prise en charge de la diminution des capacitĂ©s fonctionnelles des organes font de plus en plus partie de la pratique mĂ©dicale. De nombreuses questions restent posĂ©es tant les facteurs liĂ©s au vieillissement sont complexes et intriquĂ©s. C’est dans la comprĂ©hension fine de tous les mĂ©canismes en jeu que l’on pourra mieux distinguer le normal du pathologique et permettre aux personnes ĂągĂ©es de vieillir dans les meilleures conditions. L’enjeu de la recherche dans ce domaine est tel qu’il est inscrit dans les dix prioritĂ©s de recherche pour les 5 prochaines annĂ©es de l’ITMO Circulation, MĂ©tabolisme, Nutrition.

Concernant le rein, on observe qu’à partir de 65 ans, l’incidence des maladies rĂ©nales augmente de façon trĂšs significative avec l’ñge. Mais ces maladies sont sous-diagnostiquĂ©es car elles se prĂ©sentent longtemps sans signes cliniques apparents. Leur dĂ©pistage chez les personnes ĂągĂ©es est essentiel pour prĂ©server au maximum leur capital rĂ©nal. C’est une question majeure de santĂ© publique.

La premiĂšre session de la rencontre porte sur le vieillissement physiologique du rein et de ses effets. Nous verrons avec les professeurs Nicolas LĂ©vy, Luc Frimat, François Vrtovsnik et Pascal Houillier sur quelles connaissances issues de diffĂ©rentes disciplines, comme la gĂ©nĂ©tique, la biologie cellulaire et l’épidĂ©miologie clinique, portent les problĂ©matiques de recherche actuelles.

Pour les personnes qui souffrent d’une maladie rĂ©nale, le problĂšme du vieillissement physiologique de l’organe est d’autant plus aigu qu’il se surajoute Ă  la pathologie et aux effets des traitements au long cours. Dans la deuxiĂšme session, les professeurs Denis Fouque et Dominique Joly nous expliqueront comment les aspects nutritionnels et mĂ©dicamenteux ont une influence majeure sur l’évolution de l’insuffisance rĂ©nale et quelles sont les recommandations dans la prise en charge des patients.

La derniĂšre session avec les professeurs Bruno Moulin et Yann Le Meur porte sur la question de la limite d’ñge pour la transplantation rĂ©nale que ce soit pour le donneur ou le receveur. Question cruciale dans un contexte de pĂ©nurie d’organes…

Je suis sûr que ce programme suscitera de nombreux échanges avec les participants.
Je vous souhaite une excellente journée.

Pr Renato Monteiro

ITMO Circulation, MĂ©tabolisme, Nutrition – Aviesan

Copyright photo : Inserm/Prat, Laurence

Pourquoi vieillit-on ? par le Pr. Nicolas Levy

 

Le Pr. Nicolas LĂ©vy est chef du dĂ©partement de gĂ©nĂ©tique mĂ©dicale Ă  l’hĂŽpital de la Timone (CHU de Marseille, AP-HM). Il dirige la Fondation maladies rares et l’UnitĂ© 910 Inserm “GĂ©nĂ©tique mĂ©dicale et gĂ©nomique fonctionnelle”. 

Les travaux de son Ă©quipe sur les maladies gĂ©nĂ©tiques rares, portant en particulier sur celles du vieillissement prĂ©maturĂ© telles que la ProgĂ©ria, ont permis, en moins de 10 ans, d’en dĂ©couvrir les causes gĂ©nĂ©tiques, d’en identifier les mĂ©canismes et de dĂ©velopper des approches prĂ©cliniques in vitro et in vivo. 

Comment définissez-vous le vieillissement ?

Le vieillissement est caractĂ©risĂ© par une perte progressive de l’intĂ©gritĂ© physiologique, conduisant Ă  une altĂ©ration de la fonction et une vulnĂ©rabilitĂ© accrue aux maladies, no­tamment le cancer, le diabĂšte, les troubles cardio-vasculaires et les maladies neuro-dé­gĂ©nĂ©ratives. De façon plus gĂ©nĂ©rale, le vieil­lissement peut ĂȘtre dĂ©fini comme le dĂ©clin fonctionnel, dĂ©pendant du temps, qui affecte la plupart des organismes vivants. Les mĂ©ca­nismes qui sous-tendent le vieillissement ont attirĂ© depuis longtemps l’attention des cher­cheurs en sciences du vivant. Au cours des derniĂšres annĂ©es, cette recherche a connu un progrĂšs sans prĂ©cĂ©dent, notamment avec les dĂ©couvertes dĂ©montrant que le vieillissement est contrĂŽlĂ©, au moins dans une large mesure, par des voies gĂ©nĂ©tiques et des processus biochimiques, mĂ©taboliques et cellulaires complexes et conservĂ©s au cours de l’évolu­tion. Aujourd’hui, le vieillissement est explorĂ© scientifiquement de façon trĂšs active, et la connaissance de ses mĂ©canismes, en pleine expansion, a notamment permis d’apprĂ©hen­der les bases molĂ©culaires et cellulaires de nombreuses maladies.

Pourquoi explorer des maladies rares du vieillissement pour comprendre le vieillissement naturel ?

Une des voies de recherche, pour comprendre les mĂ©canismes du vieillissement, consiste Ă  explorer certaines maladies rares, «les syn­dromes progĂ©roĂŻdes». Ces syndromes pré­sentent des similitudes, voire une certaine identitĂ© clinique, avec le vieillissement phy­siologique, mĂȘme si dans ce contexte les symptĂŽmes surviennent de façon prĂ©maturĂ©e et accĂ©lĂ©rĂ©e mais aussi segmentaire. Aucun des syndromes progĂ©roĂŻdes connus n’imite parfaitement ou complĂštement le vieillisse­ment naturel. Le modĂšle de la Progeria et des maladies apparentĂ©es du vieillissement s’inscrit dans cette dĂ©marche de recherche. Ces maladies extrĂȘmement rares reprĂ©sentent un modĂšle dont l’exploration et l’identification des mĂ©canismes ont permis non seulement de comprendre certains de ceux associĂ©s au vieillissement naturel mais aussi d’ouvrir des pistes de traitement pour d’autres pathologies rares comme frĂ©quentes. Au cours des dix derniĂšres annĂ©es, les avancĂ©es sur la Progeria et les maladies apparentĂ©es ont Ă©tĂ© considé­rables jusqu’à permettre de dĂ©velopper des essais de traitement chez les enfants atteints par ces pathologies graves, chroniques, trĂšs invalidantes et conduisant fatalement au dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©.

 

Quelles sont les retombées scientifiques et médicales potentielles ?

L’augmentation de notre connaissance des syndromes progĂ©roĂŻdes gĂ©nĂ©tiques et la re­cherche de thĂ©rapies innovantes et efficaces dans ces syndromes sont d’une importance primordiale dans la mesure oĂč elles peuvent considĂ©rablement (1) prĂ©server la qualitĂ© de vie des enfants atteints ; (2) amĂ©liorer notre comprĂ©hension des troubles liĂ©s au vieillisse­ment Ă  d’autres maladies plus communes, et (3) Ă©tendre notre connaissance fondamentale du vieillissement physiologique et ses liens avec les principaux processus physiologiques tels que ceux qui sont impliquĂ©s par exemple dans l’oncogenĂšse.

Les maladies rénales : une épidémie si­lencieuse par le Pr. Luc Frimat

 

Le Pr. Luc Frimat est chef du Service de NĂ©phrologie du CHU de Nancy et co-Investigateur de la cohorte CKD-REIN.

On parle souvent d’un sous-diagnostic des maladies rĂ©nales, mais comment le sait-on ?

Les maladies rĂ©nales chroniques (MRC), en particulier Ă  leur stade initial, sont clinique­ment peu expressives. Comme elles Ă©voluent lentement, le patient s’adapte et mĂ©connait les symptĂŽmes. C’est pour cela que le dé­nombrement prĂ©cis des patients est difficile. Le dĂ©pistage des “symptĂŽmes biologiques”, plasmatiques (crĂ©atinine, dĂ©bit de filtration glomĂ©rulaire ou DFG 
) ou urinaires (protĂ©inurie
), occupent une place centrale pour le diagnos­tic. A un stade trĂšs avancĂ© de la MRC (DFG < 15 ml/mn), les symptĂŽmes deviennent indiscutables et trĂšs graves. Quand la MRC a dĂ©truit les reins, qu’il a fallu les remplacer par transplan­tation ou dialyse, il est possible de dĂ©nombrer les patients. La France s’est dotĂ©e de registres nationaux qui apportent des informations prĂ©cieuses pour l’organisation des soins, en particulier Ă  l’échelle des rĂ©gions. En 2013, nous savons que plus d’un français sur  1000 est soit dialysĂ©, soit transplantĂ©.

Quelles sont les personnes les plus concernées ?

Lorsque transplantation et dialyse sont dĂ©bu­tĂ©es, l’ñge des patients est supĂ©rieur Ă  70 ans dans un cas sur deux. Depuis 2007, le nombre de nouveaux patients atteints d’insuffisance ré­nale terminale recensĂ©s chaque annĂ©e (c’est-Ă -dire l’incidence) a tendance Ă  se stabiliser dans les tranches d’ñge les plus jeunes. Par contre, elle augmente chez les personnes de plus de 75 ans jusque 6 % par an. D’autre part, l’incidence est significativement croissante des rĂ©gions bordant l’Atlantique aux rĂ©gions Ile-de-France, Nord-Pas de Calais, Lorraine, Alsace, PACA, et aussi Outremer. Ceci est dĂ» au fait que, plus la frĂ©quence du diabĂšte, des maladies cardio-vasculaires et de l’obĂ©sitĂ© est Ă©levĂ©e dans une population, plus la sup­plĂ©ance est frĂ©quente. En France, des Ă©tudes menĂ©es dans plusieurs villes ont montrĂ© que la MRC aux stades prĂ©coces est environ 100 fois plus frĂ©quente qu’au stade nĂ©cessitant dialyse ou transplantation. Cela concerne surtout les personnes ĂągĂ©es de plus de 65 ans qui pré­sentent trĂšs frĂ©quemment une diminution de la fonction rĂ©nale. Le risque de dĂ©cĂšs est alors beaucoup plus Ă©levĂ© que celui de progression vers le stade avancĂ©. Seule une faible pro­portion prĂ©sente des marqueurs de risque de progression (hypertension artĂ©rielle, protĂ©inurie) nĂ©ces­sitant une prise en charge spĂ©cialisĂ©e. Il est en particulier important de prĂ©venir les risques liĂ©s Ă  l’utilisation de mĂ©dicaments ou de pro­duits potentiellement nĂ©phrotoxiques.

Que peut apporter la recherche, notam­ment en épidémiologie clinique, dans ce domaine ?

La prĂ©cision des instruments de mesure de la fonction rĂ©nale en population gĂ©nĂ©rale, notamment chez les plus de 65 ans, rend incer­taine l’évaluation de la frĂ©quence de la MRC aux stades prĂ©coces. Par ailleurs, la significa­tion clinique d’une diminution isolĂ©e du DFG, sans marqueur de risque chez le sujet ĂągĂ©, est discutĂ©e. Enfin, le ressenti du patient : ses symptĂŽmes, mais aussi sa qualitĂ© de vie per­çue, l’impact sur sa vie quotidienne, doivent aussi ĂȘtre pris en compte. La recherche cli­nique doit donc relever ce dĂ©fi de colliger des informations pour mieux comprendre la MRC. La cohorte nationale, nommĂ©e CKD-REIN, qui comportera 3 600 patients rentre parfaitement dans cet objectif.

Physiopathologie de la sénescence ré­nale par le Pr. François Vrtovsnik

 

Le Pr. François Vrtovsnik dirige le service NĂ©phrologie et Dialyse Ă  l’HĂŽpital Bichat (AP-HP) Ă  Paris. Expert en physiopathologie rĂ©nale, il mĂšne des recherches au sein de l’unitĂ© mixte U1149 “Centre de Recherche sur l’Inflammation”, dirigĂ©e par Renato Monteiro.

L’approche de l’équipe repose sur des Ă©tudes fondamentales du fonctionnement normal et pathologique des rĂ©cepteurs aux immunoglobulines et canaux ioniques, et sur l’analyse de diffĂ©rentes cellules inflammatoires, Ă  l’aide de nouveaux modĂšles animaux.

Comment définissez-vous le vieillisse­ment rénal ?

Le vieillissement rĂ©nal est marquĂ© par la baisse du dĂ©bit de filtration glomĂ©rulaire ; il se traduit aussi par une perte de la capacitĂ© d’adapta­tion du rein et un risque plus Ă©levĂ© de com­plications en cas de variation des apports d’eau ou de sel (dĂ©shydratation, hypotension notamment). Les fonctions hormonales des reins sont attĂ©nuĂ©es, avec en particulier un Ă©tat d’hyporĂ©ninisme-hypoaldostĂ©ronisme, une moindre capacitĂ© d’augmenter la syn­thĂšse d’érythropoĂŻĂ©tine en cas d’anĂ©mie, une baisse de la production rĂ©nale du calcitriol. Si le vieillissement rĂ©nal a peu de rĂ©percus­sions au quotidien et Ă  l’état stable, le risque d’insuffisance rĂ©nale aiguĂ« devient plus Ă©levĂ© au cours du vieillissement en cas d’agression quelle qu’en soit l’origine ; de plus, en cas d’insuffisance rĂ©nale aiguĂ«, le risque d’insuffisance rĂ©nale chronique est plus important. En revanche, le risque de progression de l’insuffisance rĂ©nale chronique vers un stade plus sĂ©vĂšre n’est pas augmentĂ© avec l’ñge.

Quels en sont les mécanismes princi­paux ?

Les mĂ©canismes du vieillissement rĂ©nal sont ceux du vieillissement cellulaire et tissulaire mis en jeu dans les autres organes. Les tĂ©lo­mĂšres, qui sont les parties de l’ADN situĂ©es Ă  l’extrĂ©mitĂ© des chromosomes, ont une taille qui diminue Ă  chaque division cellulaire Ă  la diffé­rence du reste de l’ADN qui est intĂ©gralement dupliquĂ© ; la taille des tĂ©lomĂšres est un dĂ©ter­minant de la capacitĂ© de division des cellules et a un impact sur leur senescence. De ma­niĂšre intĂ©ressante, des souris dont la taille des tĂ©lomĂšres est rĂ©duite de maniĂšre constitutive apparaissent plus susceptibles de dĂ©velopper une insuffisance rĂ©nale aiguĂ« et des sĂ©quelles rĂ©nales Ă  long terme quand on provoque chez elles une ischĂ©mie aiguĂ«. Les facteurs envi­ronnementaux (stress oxydatif, exposition aux toxiques, apports alimentaires, iatrogĂ©nie
) sont capables d’activer des rĂ©gulateurs du cycle et de la division cellulaire ou de modu­ler des voies de signalisation conduisant Ă  l’acquisition d’un caractĂšre sĂ©nescent par les cellules rĂ©nales. L’accumulation de cellules sé­nescentes dĂ©finit le vieillissement de l’organe.

Quelles sont les grandes questions de recherche dans ce domaine ?

Une meilleure connaissance des dĂ©termi­nants de la fonction rĂ©nale et de l’état de sé­nescence rĂ©nale du sujet ĂągĂ© permettrait de rĂ©duire les risques liĂ©s Ă  la maladie rĂ©nale et d’en amĂ©liorer la prise en charge. L’identifica­tion des facteurs constitutifs (nombre de né­phrons Ă  la naissance) ou acquis (environnementaux, toxiques, infectieux 
) est un enjeu de prĂ©vention important. La caractĂ©risation des mĂ©canismes inducteurs de la sĂ©nescence dans les reins peut ĂȘtre une Ă©tape prĂ©alable Ă  l’identification de nouveaux biomarqueurs de risque rĂ©nal.

Évaluation de la fonction rĂ©nale chez le sujet ĂągĂ© par le Pr. Pascal Houillier

 

Le Pr. Pascal Houillier est nĂ©phrologue et physiologiste. Il est Ă©galement le PrĂ©sident du Conseil scientifique de la Fondation du Rein. Il est responsable de l’hĂŽpital de jour des maladies mĂ©taboliques et rĂ©nales (DĂ©partement de Physiologie) de l’HĂŽpital EuropĂ©en Georges Pompidou. 

Ses travaux au sein de l’unitĂ© 1138 (Centre de recherche des Cordeliers) portent sur les mĂ©canismes (molĂ©culaires et cellulaires) permettant aux reins de s’adapter aux apports alimentaires et de maintenir la composition de l’organisme. Son Ă©quipe Ă©tudie Ă©galement les maladies rĂ©nales qui perturbent cet Ă©quilibre.

Quels sont les marqueurs de la fonction rénale à évaluer en routine chez les personnes ùgées ?

L’estimation de la fonction rĂ©nale des per­sonnes ĂągĂ©es repose sur les mĂȘmes mar­queurs que ceux des personnes plus jeunes, notamment sur la crĂ©atinine sanguine. La me­sure de ce marqueur permet l’estimation du dĂ©bit de filtration glomĂ©rulaire (DGF) qui est le meilleur indicateur de la fonction rĂ©nale. Pour tenir compte des diffĂ©rences de masse mus­culaire entre individus (ce sont les muscles qui produisent la crĂ©atinine), plusieurs formules mathĂ©matiques ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es avec diffĂ©rentes variables biomĂ©triques comme le sexe, l’ñge, l’ethnie et, pour certaines, le poids.

Un nouveau marqueur biologique, la cystatine C, pourrait ĂȘtre plus sensible que la crĂ©atinine pour prĂ©dire le risque cardiovasculaire et rĂ©nal Ă  long terme chez les personnes ĂągĂ©es. C’est une protĂ©ine produite de façon constante par toutes les cellules nuclĂ©Ă©es et sa production n’est probablement pas influencĂ©e par le sexe, la masse musculaire ou le rĂ©gime alimentaire ; en revanche, il est possible que certaines maladies non rĂ©nales et les Ă©tats d’inflamma­tion puissent influencer la valeur de cystatine C. Des formules d’estimation du DFG asso­cient la concentration de la crĂ©atinine et celle de la cystatine C, mais elles sont encore en cours d’étude pour prouver leur intĂ©rĂȘt. Pour les personnes ĂągĂ©es, les principales difficul­tĂ©s concernent le choix de la formule d’esti­mation du DFG Ă  appliquer car gĂ©nĂ©ralement les formules ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es pour des su­jets plus jeunes et elles peuvent ĂȘtre biaisĂ©es pour les plus ĂągĂ©s. Certaines formules sont spĂ©cifiquement destinĂ©es au sujet ĂągĂ© mais leur utilitĂ© ou leur supĂ©rioritĂ© reste Ă  dĂ©mon­trer. Une autre difficultĂ© concerne l’attitude Ă  avoir devant le cas d’une personne ĂągĂ©e dont la fonction rĂ©nale n’est pas normale. La baisse de la fonction rĂ©nale avec l’ñge est un phĂ©no­mĂšne normal et une valeur de DFG infĂ©rieure Ă  la normale n’est probablement pas suffisante pour dire qu’il y a une maladie rĂ©nale. La prise en compte d’autres Ă©lĂ©ments de souffrance rĂ©nale tels que la protĂ©inurie est alors proba­blement importante.

Quand le généraliste doit-il orienter le patient vers le néphrologue ?

Pour les personnes de plus de 60 ans, le mé­decin gĂ©nĂ©raliste fait pratiquer un dĂ©pistage sur le DFG estimĂ© et le ratio protĂ©inurie/crĂ©a­tininurie afin d’identifier les stades prĂ©coces de la maladie rĂ©nale chronique. Devant une baisse anormalement rapide du DFG estimĂ©, des signes de souffrance rĂ©nale (protĂ©inurie, albuminurie) ou des facteurs de risque de ma­ladie rĂ©nale (diabĂšte, atteinte urologique, par exemple), le mĂ©decin doit orienter le patient vers le nĂ©phrologue pour un suivi partagĂ©.

Nutrition et dialyse par le Pr. Denis Fouque

 

Le Pr. Denis Fouque est Chef de Service adjoint dans le Service de NĂ©phrologie-Dialyse-Nutrition du Centre Hospitalier Lyon-Sud (CHU de Lyon), et Vice-PrĂ©sident Recherche SantĂ©-Sciences de la Vie Ă  l’UniversitĂ© Claude Bernard Lyon 1. Il est co-responsable du groupe Adipocyte – Insuffisance rĂ©nale au sein de l’unitĂ© Inserm U1060 CARMEN. Il a coordonnĂ© les recommandations europĂ©ennes de nutrition en dialyse et est Vice-PrĂ©sident de l’European Best Practice Guidelines de la SociĂ©tĂ© EuropĂ©enne de NĂ©phrologie-Dialyse-Transplantation. Il et co-auteur d’un guide de nutrition pour les patients porteurs d’une maladie rĂ©nale chronique.

Pourquoi la nutrition est-elle particuliÚrement importante chez les personnes dialysées ?

L’insuffisance rĂ©nale chronique sĂ©vĂšre s’accompagne d’anomalies mĂ©taboliques qui ne sont pas toutes corrigĂ©es par la dialyse, comme par exemple l’anĂ©mie et les dĂ©sordres minĂ©raux phosphocalciques.

Certains mĂ©dicaments les amĂ©liorent, et les apports alimentaires, qui participent Ă©galement Ă  ces anomalies, doivent ĂȘtre adaptĂ©s. De plus, au cours de la dialyse, des nutriments sont perdus ou dĂ©truits et il faut les remplacer pour Ă©viter une dĂ©nutrition.

Enfin, une perte d’appĂ©tit est souvent observĂ©e et conduit Ă  une rĂ©duction de l’alimentation et Ă  un risque de dĂ©nutrition, prĂ©sente chez plus d’un tiers des patients. Ainsi la nutrition devrait ĂȘtre au cƓur des prĂ©occupations des nĂ©phrologues.

Comment les patients, notamment ùgés, sont-ils pris en charge ?

Les personnes ĂągĂ©es sont particuliĂšrement sensibles aux troubles dentaires, Ă  la perte d’appĂ©tit et sont Ă  haut risque d’anorexie et de carences protĂ©ino-Ă©nergĂ©tiques. Un suivi diĂ©tĂ©tique rĂ©gulier est conseillĂ© tous les 6 mois dĂšs l’Ăąge de 50 ans, et doit ĂȘtre resserrĂ©e en cas d’anomalies de la composition corporelle (poids, masse maigre, masse grasse) ou de la biologie nutritionnelle (abaissement sanguine d’albumine, prĂ©albumine, cholestĂ©rol, crĂ©atinine).

Quelles sont les problématiques de recherche sur ce sujet ?

Nous travaillons actuellement sur le dĂ©pistage de la dĂ©nutrition Ă  l’aide de scores simplifiĂ©s, sur les facteurs de croissance qui permettent d’augmenter la masse protĂ©ique (en grande partie musculaire) des patients, sur les supplĂ©ments nutritionnels oraux ou intraveineux et sur l’activitĂ© physique qui doit ĂȘtre associĂ©e Ă  la nutrition pour en intensifier l’effet. Enfin la diĂ©tĂ©tique joue un grand rĂŽle en amĂ©liorant le choix des aliments (par exemple identifier pour diminuer les produits industriels contenant des phosphates) et leur prĂ©paration, ainsi que la prise alimentaire. En somme, toute une Ă©ducation Ă  reprendre !

Prescription médicamenteuse par le Pr. Dominique Joly

 

Le Pr. Dominique Joly est professeur des universitĂ©s – praticien hospitalier au CHU Necker, Paris. NĂ©phrologue au Service de NĂ©phrologie Adultes de l’hĂŽpital Necker (CHU Necker-Enfants-Malades, AP-HP, Paris), il travaille aussi au sein de l’équipe “MĂ©canismes et stratĂ©gies thĂ©rapeutiques des nĂ©phropathies chroniques” de l’unitĂ© Inserm U1151. 

Les travaux de l’équipe portent sur la comprĂ©hension des mĂ©canismes conduisant Ă  la dĂ©tĂ©rioration des nĂ©phrons restants chez les patients nĂ©cessitant le recours Ă  la dialyse ou Ă  la transplantation rĂ©nale.

Comment définissez-vous le vieillissement rénal ?

Le vieillissement rĂ©nal est marquĂ© par la baisse du dĂ©bit de filtration glomĂ©rulaire ; il se traduit aussi par une perte de la capacitĂ© d’adaptation du rein et un risque plus Ă©levĂ© de complications en cas de variation des apports d’eau ou de sel (dĂ©shydratation, hypotension notamment). Les fonctions hormonales des reins sont attĂ©nuĂ©es, avec en particulier un Ă©tat d’hyporĂ©ninisme-hypoaldostĂ©ronisme, une moindre capacitĂ© d’augmenter la synthĂšse d’érythropoĂŻĂ©tine en cas d’anĂ©mie, une baisse de la production rĂ©nale du calcitriol. Si le vieillissement rĂ©nal a peu de rĂ©percussions au quotidien et Ă  l’état stable, le risque d’insuffisance rĂ©nale aiguĂ« devient plus Ă©levĂ© au cours du vieillissement en cas d’agression quelle qu’en soit l’origine ; de plus, en cas d’insuffisance rĂ©nale aiguĂ«, le risque d’insuffisance rĂ©nale chronique est plus important. En revanche, le risque de progression de l’insuffisance rĂ©nale chronique vers un stade plus sĂ©vĂšre n’est pas augmentĂ© avec l’ñge.

Quels en sont les mécanismes principaux ?

Les mĂ©canismes du vieillissement rĂ©nal sont ceux du vieillissement cellulaire et tissulaire mis en jeu dans les autres organes. Les tĂ©lomĂšres, qui sont les parties de l’ADN situĂ©es Ă  l’extrĂ©mitĂ© des chromosomes, ont une taille qui diminue Ă  chaque division cellulaire Ă  la diffĂ©rence du reste de l’ADN qui est intĂ©gralement dupliquĂ© ; la taille des tĂ©lomĂšres est un dĂ©terminant de la capacitĂ© de division des cellules et a un impact sur leur senescence. De maniĂšre intĂ©ressante, des souris dont la taille des tĂ©lomĂšres est rĂ©duite de maniĂšre constitutive apparaissent plus susceptibles de dĂ©velopper une insuffisance rĂ©nale aiguĂ« et des sĂ©quelles rĂ©nales Ă  long terme quand on provoque chez elles une ischĂ©mie aiguĂ«. Les facteurs environnementaux (stress oxydatif, exposition aux toxiques, apports alimentaires, iatrogĂ©nie
) sont capables d’activer des rĂ©gulateurs du cycle et de la division cellulaire ou de moduler des voies de signalisation conduisant Ă  l’acquisition d’un caractĂšre sĂ©nescent par les cellules rĂ©nales. L’accumulation de cellules sé­nescentes dĂ©finit le vieillissement de l’organe.

Quelles sont les grandes questions de recherche dans ce domaine ?

Une meilleure connaissance des dĂ©termi­nants de la fonction rĂ©nale et de l’état de sé­nescence rĂ©nale du sujet ĂągĂ© permettrait de rĂ©duire les risques liĂ©s Ă  la maladie rĂ©nale et d’en amĂ©liorer la prise en charge. L’identification des facteurs constitutifs (nombre de nĂ©phrons Ă  la naissance) ou acquis (environnementaux, toxiques, infectieux 
) est un enjeu de prĂ©vention important. La caractĂ©risation des mĂ©canismes inducteurs de la sĂ©nescence dans les reins peut ĂȘtre une Ă©tape prĂ©alable Ă  l’identification de nouveaux biomarqueurs de risque rĂ©nal.

Y a-t-il une limite d’ñge pour le don de rein ? par le Pr. Bruno Moulin

 

Le Pr. Bruno Moulin est professeur des universités, praticien hospitalier au CHU de Strasbourg. Il exerce dans le Service de Néphrologie du Nouvel HÎpital Civil de Strasbourg et est responsable du centre expert Alsace des cancers viro-induits chez le transplanté. 

De plus, depuis 2013, il préside la Société de Néphrologie et est administrateur de la Fondation du Rein.

L’accĂšs Ă  la liste d’attente est encore insuffisant pour les plus de 60-70 ans, alors que de nombreuses Ă©tudes ont montrĂ© que la survie du patient ĂągĂ© est meilleure aprĂšs transplantation que s’il reste en dialyse.

Quelle est la proportion de patients de plus de 60 ans en attente d’une greffe rĂ©nale ? 

En 10 ans la proportion de patients ĂągĂ©s de plus de 60 ans inscrits sur liste d’attente de transplantation rĂ©nale a triplĂ© passant de 12 Ă  33 % alors que dans le mĂȘme temps le nombre total de patients en attente de greffe doublait et que le nombre de patients de plus de 60 ans pris en charge en dialyse approche actuellement 70 %. En 5 ans le nombre de patients ĂągĂ©s inscrits chaque annĂ©e sur lise d’attente a augmentĂ© de 50 %.  De plus une fois inscrits ces patients bĂ©nĂ©ficient d’un taux d’accĂšs Ă  la greffe satisfaisant supĂ©rieur Ă  celui des sujets jeunes de moins de 60 ans. En 2013 un peu plus de 1 000 greffes de rein sur prĂšs de 3 100 ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s chez des receveurs ĂągĂ©s de 60 ans et plus. Comme on peut le voir cette augmentation trĂšs significative de l’activitĂ© de greffes chez des receveurs ĂągĂ©s traduit une Ă©volution de la prise en charge globale de l’insuffisance rĂ©nale chronique terminale. Suite aux rĂ©sultats  d’études menĂ©es Ă  la fin des annĂ©es 90, un certain nombre de tabous liĂ©s Ă  l’ñge sont tombĂ©s contribuant Ă  vaincre les rĂ©ticences  des mĂ©decins Ă  inscrire les patients ĂągĂ©s.

La greffe est-elle un bénéfice réel pour eux ?

Contrairement aux idĂ©es reçues, un patient ĂągĂ© peut bĂ©nĂ©ficier d’une transplantation rĂ©nale notamment entre 60 et 75 ans voire plus tard encore ce qui comme pour un sujet plus jeune lui permet d’espĂ©rer un allongement de sa durĂ©e de vie et une amĂ©lioration de sa qualitĂ© de vie. Plus que l’ñge civil c’est bien sĂ»r l’ñge physiologique et en l’occurrence « l’ñge de ses artĂšres », qu’il est important de considĂ©rer pour permettre l’inscription sur la liste d’attente. Le bilan mĂ©dico-chirurgical doit s’attacher Ă  prĂ©ciser les Ă©ventuelles contre-indications liĂ©es le plus souvent Ă  des comorbiditĂ©s cardio-vasculaires ou aux antĂ©cĂ©dents de cancer.

Les bĂ©nĂ©fices de la greffe chez le sujet ĂągĂ© si son bilan a permis d’établir que la balance bĂ©nĂ©fice-risque Ă©tait favorable, sont indiscutables. La rĂ©cupĂ©ration d’une autonomie physique est apprĂ©ciĂ©e aussi Ă  cet Ăąge, permettant un maintien de vie sociale et de dĂ©placement. Les complications immĂ©diates de la greffe notamment en ce qui concerne les infections ou les Ă©vĂ©nements cardio-vasculaires sont les mĂȘmes que chez le sujet jeune. Le risque vital est certes accru par rapport au maintien en dialyse dans la pĂ©riode pĂ©ri-opĂ©ratoire mais aprĂšs les 6 premiers mois ce risque s’attĂ©nue, conduisant in fine à  de meilleurs rĂ©sultats Ă  long-terme pour le patient ĂągĂ© greffĂ©.

Ainsi tous les patients atteints de maladie rĂ©nale chronique Ă  un stade sĂ©vĂšre quel que soit leur Ăąge devraient idĂ©alement ĂȘtre informĂ©s tĂŽt dans l’évolution de la maladie rĂ©nale chronique dĂšs que leur fonction rĂ©nale devient infĂ©rieure Ă  20-30% . Cette stratĂ©gie permet la rĂ©alisation prĂ©coce du bilan prĂ©-greffe et l’inscription sur la liste d’attente de transplantation rĂ©nale avant le stade de la dialyse afin de minimiser la durĂ©e d’attente en dialyse. Cette ouverture vers une plus large accessibilitĂ© Ă  la greffe pour les sujets ĂągĂ©s nĂ©cessite une mobilisation non seulement des mĂ©decins mais aussi des institutions pour faciliter la mise en place de dispositifs d’annonce prĂ©coce permettant aux patients d’avoir une large information sur les diffĂ©rentes procĂ©dures de traitement de l’insuffisance rĂ©nale sĂ©vĂšre.

La transplantation chez les personnes ĂągĂ©es a-t-elle un impact sur l’accessibilitĂ© Ă  la greffe des sujets jeunes ?

La pĂ©nurie de greffons pourrait constituer un obstacle Ă  cette politique d’inscription pour ne pas pĂ©naliser les patients plus jeunes en attente de greffe. En fait les rĂšgles d’attribution des greffons prenant en compte largement l’ñge des donneurs et de receveurs conduisent Ă  attribuer des greffons de donneurs de mĂȘme Ăąge aux receveurs ĂągĂ©s. Ainsi les critĂšres de prĂ©lĂšvements des organes ont Ă©tĂ© Ă©tendus ces derniĂšres annĂ©es pour permettre de  greffer des reins Ă  des sujets de plus de 70 ans, greffons qui n’auraient pas Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă  des receveurs plus jeunes. Le profil des donneurs s’étant modifiĂ© ces derniĂšres annĂ©es avec une nette prĂ©dominance actuelle des donneurs dĂ©cĂ©dĂ©s d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, les possibilitĂ©s de greffe aprĂšs 60-70 ans se sont trĂšs largement amĂ©liorĂ©es ces derniĂšres annĂ©es. Dans ce contexte le recours Ă  la greffe Ă  donneur vivant pour les sujets jeunes qui reprĂ©sente 30 Ă  50% des transplantations dans les pays « anglo-saxons » est largement promue en France oĂč elle ne reprĂ©sente encore que 10 Ă  15 % de l’activitĂ©, notamment pour les adultes jeunes. Elle est envisageable aprĂšs un bilan trĂšs rigoureux avec des donneurs de 50-60 ans voire plus et donne d’excellents rĂ©sultats.

Recevoir un rein aprĂšs 70 ans par le Pr. Yann Le Meur

 

Le Pr. Yann Le Meur dirige le service de NĂ©phrologie-Transplantations RĂ©nales Ă  HĂŽpital La Cavale Blanche (CHU de Brest), et travaille dans l’équipe de recherche EA 2216 “Immunologie et Pathologie” Ă  l’Institut de Synergie des Sciences et de la SantĂ© au CHRU de Brest notamment sur les anomalies fonctionnelles des lymphocytes B dans le rejet chronique de greffe rĂ©nale. Il est laurĂ©at du Prix Don de Soi – Don de Vie 2014.

Faut-il greffer les patients ùgés ?

L’insuffisance rĂ©nale chronique est une pathologie de la personne ĂągĂ©e. L’incidence est 30 fois plus Ă©levĂ©e chez les personnes de plus de 75 ans que chez celles de moins de 20 ans. Aujourd’hui, en France, l’ñge mĂ©dian de mise en dialyse est de 70 ans. Certains de ces patients aspirent tout naturellement Ă  ĂȘtre inscrits sur une liste d’attente pour bĂ©nĂ©ficier d’une greffe de rein. Bien sĂ»r, cette population prĂ©sente des facteurs de risques accrus : risques cardiovasculaires, fragilitĂ© aux infections et aux complications postopĂ©ratoires, moins bonne tolĂ©rance des mĂ©dicaments immunosuppresseurs ; cela impose une sĂ©lection des candidats. Mais, chez les patients sĂ©lectionnĂ©s, la transplantation rĂ©nale augmente la qualitĂ© et l’espĂ©rance de vie en comparaison du maintien en hĂ©modialyse. Ce bĂ©nĂ©fice en termes de survie du patient n’est observĂ©, cependant, qu’un an aprĂšs la greffe.

La transplantation a-t-elle autant de chance de réussir chez les personnes ùgées ?

Les rĂ©sultats de la transplantation chez les personnes ĂągĂ©es montrent que si l’on considĂšre uniquement la survie du greffon, celle-ci est pratiquement identique quel que soit l’ñge du receveur. Il y a bien sĂ»r des difficultĂ©s chirurgicales (vaisseaux plus calcifiĂ©s), des complications plus frĂ©quentes, des durĂ©es d’hospitalisation plus prolongĂ©es mais au final les rĂ©sultats restent satisfaisants. On observe mĂȘme moins de rejets aigus chez les receveurs ĂągĂ©s. Cependant, pour les patients greffĂ©s aprĂšs 60 ans, la premiĂšre cause de perte de greffon est le dĂ©cĂšs (les personnes ĂągĂ©es vivent moins longtemps !); et celui-ci est le plus souvent dĂ» Ă  des pathologies cardiovasculaires. Cette population ĂągĂ©e est aussi plus exposĂ©e au risque d’infections parfois sĂ©vĂšres et au risque de dĂ©velopper un cancer aprĂšs la greffe.

Quels greffons pour les sujets ùgés ?

La plupart des systĂšmes d’allocation Ă  travers le monde se fondent aujourd’hui sur l’adĂ©quation entre l’ñge du donneur et celui du receveur. C’est en particulier le cas en France oĂč, en 2011, 78 % des receveurs de plus de 60 ans ont reçu un greffon de plus de 60 ans, 74 % des receveurs de plus de 70 ans un greffon de plus de 70 ans. Cette stratĂ©gie rĂ©pond Ă  des critĂšres Ă©thiques (laisser les greffons les plus jeunes pour les plus jeunes receveurs), d’efficience (les greffons les plus ĂągĂ©s ont les meilleurs rĂ©sultats chez les receveurs ĂągĂ©s), des critĂšres mĂ©taboliques (le besoin en fonction rĂ©nale est moins important chez les sujets ĂągĂ©s). En dĂ©finitive, les receveurs ĂągĂ©s reçoivent non seulement les reins les plus ĂągĂ©s mais aussi ceux prĂ©sentant le plus de facteurs de risque d’échec (reins Ă  critĂšres Ă©largis ou reins limites). Les rĂ©sultats avec ce type de greffon sont moins bons que ceux avec des greffons plus jeunes et sans facteurs de risque mais globalement les rĂ©sultats restent supĂ©rieurs en termes de survie Ă  ceux de l’hĂ©modialyse. Plus rĂ©cemment la mĂ©thode de conservation des reins avant transplantation par une machine de perfusion, permet d’amĂ©liorer les performances de ces greffons limites.

Au total, la transplantation rĂ©nale chez le sujet ĂągĂ© est devenue aujourd’hui le quotidien des centres de transplantation. Cette population spĂ©cifique bĂ©nĂ©ficie de la greffe avec une amĂ©lioration de la survie et de la qualitĂ© de vie par rapport Ă  la dialyse. C’est cependant une population fragile nĂ©cessitant une Ă©valuation prĂ©cise avant la greffe de l’état cardiovasculaire et du risque de cancer. Le recours aux donneurs Ă  critĂšres Ă©largis en particulier ĂągĂ©s est justifiĂ© et les rĂ©sultats devraient ĂȘtre encore amĂ©liorĂ©s par la gĂ©nĂ©ralisation des machines de perfusion rĂ©nale.

Colloque de la Journée Mondiale 2013

Le jeudi aprĂšs-midi 21 mars 2013, la Fondation du Rein a organisĂ© un colloque, “La maladie rĂ©nale chez l’enfant”, en partenariat avec Aviesan. Il a Ă©té ouvert par le Professeur Raymond Ardaillou, SecrĂ©taire perpĂ©tuel de l’AcadĂ©mie nationale de MĂ©decine, et clos par le Pr. Michel Godin, PrĂ©sident de la Fondation du Rein. Il a rĂ©uni des professionnels de santĂ©, des patients et des chercheurs particuliĂšrement concernĂ©s par les maladies rĂ©nales de l’enfant.

La maladie rĂ©nale chronique est dominĂ©e chez l’enfant par le syndrome nĂ©phrotique idiopathique et les anomalies du dĂ©veloppement des reins et des voies urinaires dont les formes les plus sĂ©vĂšres sont associĂ©es aux valves de l’urĂštre postĂ©rieur (Dr. François Nobili, Besançon et Pr. Vincent Guigonis, Marseille). La nĂ©phropathie Ă  IgA (maladie de Berger) et les maladies gĂ©nĂ©tiques monogĂ©niques atteignent 4 Ă  5 fois moins de patients. Les maladies gĂ©nĂ©tiques les plus frĂ©quentes sont les ciliopathies au premier rang desquelles la polykystose autosomique dominante, le syndrome reins kystiques-diabĂšte, le syndrome d’Alport et les syndromes hĂ©molytiques et urĂ©miques atypiques (Dr. Laurence Heidet, Paris). Les malades sont rĂ©partis dans les cinq stades de la maladie rĂ©nale chronique, mais l’incidence de l’insuffisance rĂ©nale terminale avant l’ñge de 20 ans est trĂšs faible, lĂ©gĂšrement infĂ©rieure Ă  100 malades par an (Pr. Michel Tsimaratos, Marseille).

Les malades sont pris en charge dans une filiĂšre unique : chaque unitĂ© de nĂ©phrologie pĂ©diatrique propose un suivi complet de la surveillance et du traitement protecteur de la maladie rĂ©nale chronique jusqu’à l’épuration extrarĂ©nale et la transplantation d’organe. Enfin, les malades et leur famille sont systĂ©matiquement entourĂ©s et assistĂ©s par une structure psycho-sociale trĂšs organisĂ©e (Pr. Denis Morin, Montpellier et Dr. Marie-Alice Macher, Paris).

Les principales difficultĂ©s actuelles tiennent paradoxalement au nombre restreint des malades qui suscite le dĂ©sintĂ©rĂȘt du monde industriel pour les prĂ©parations galĂ©niques pĂ©diatriques et la miniaturisation des matĂ©riels nĂ©cessaires Ă  l’épuration extrarĂ©nale et expose au risque bien rĂ©el posĂ© par l’appauvrissement des Ă©quipes en personnel mĂ©dical et les difficultĂ©s du remplacement gĂ©nĂ©rationnel (Pr. Georges DeschĂȘnes, Paris).

Programme colloque JMR 2013

Colloque de la Journée Mondiale 2012

Le jeudi 8 mars 2012 aprĂšs-midi s’est tenue Ă  l’AcadĂ©mie nationale de MĂ©decine un colloque sur le thĂšme “La maladie rĂ©nale chronique en France : mieux la connaĂźtre pour mieux la traiter”, organisĂ© par la Fondation du Rein, en partenariat avec Aviesan. Ouvert par le Professeur Raymond Ardaillou, SecrĂ©taire perpĂ©tuel de l’AcadĂ©mie nationale de mĂ©decine et clĂŽturĂ© par le Pr Michel Godin, PrĂ©sident de la Fondation, il a rĂ©uni des professionnels de santĂ©, des patients et des chercheurs.

Dans le cadre de cette JournĂ©e, le Dr BĂ©nĂ©dicte Stengel a lancĂ©, avec les Pr. Ziad Massy et Luc Frimat, la cohorte CKD-REIN qui suit 3 600 patients pendant au moins 5 ans et vise Ă  Ă©tudier l’impact d’un ensemble de facteurs psychosociaux, Ă©conomiques, environnementaux, biologiques et gĂ©nĂ©tiques sur l’évolution de la maladie rĂ©nale chronique et ses complications. Elle a Ă©galement pour but de comparer les pratiques mĂ©dicales et l’organisation des systĂšmes de santĂ© rĂ©nale entre la France et plusieurs pays afin d’identifier ceux qui sont les plus efficients pour ralentir la progression de la maladie et retarder ou Ă©viter le recours aux traitements de supplĂ©ance (dialyse ou greffe). Le Dr Christian Jacquelinet a prĂ©sentĂ© la carte NĂ©phronaute, crĂ©Ă© par la Fondation, qui est un lien en les soignants et le patient.

Au cours de la troisiĂšme partie de ce colloque, consacrĂ©e au choix du traitement de supplĂ©ance rĂ©nale, ont Ă©galement Ă©tĂ© lancĂ©s les Etats GĂ©nĂ©raux du Rein. La Directrice gĂ©nĂ©rale de Renaloo, Yvannie CaillĂ© et sa prĂ©sidente, le Dr Sylvie Mercier, ont expliquĂ© avec le sociologue,  Christian Baudelot, Vice-PrĂ©sident de Renaloo, les cinq Ă©tapes de ces Ă©tats gĂ©nĂ©raux : Etape 1 : Les Etats GĂ©nĂ©raux des patients et de leurs proches (Avril 2012 Ă  dĂ©cembre 2012) ; Ă©tape 2 : RĂ©daction des cahiers de propositions Ă©tablies par toutes les parties prenantes sollicitĂ©es pour contribuer aux EGR (FĂ©vrier 2012 Ă  mai 2012) ; Ă©tape 3 : SĂ©minaire de restitution des cahiers de propositions (15 juin 2012) ; Ă©tape 4 : Tables rondes du Rein (septembre 2012 Ă  mars 2013), chacune d’entre elles traitera d’une des thĂ©matiques identifiĂ©es Ă  l’étape 3 ; Ă©tape 5 : Colloque de restitution des Etats GĂ©nĂ©raux du Rein en juin 2013.

Programme colloque JMR 2012